‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 3)Chapitre 81 sur 165 · SONT DÉSORMAIS A LA HAUTEUR DE SES DESTINÉES · texte numérisé non relu

SONT DÉSORMAIS A LA HAUTEUR DE SES DESTINÉES

DANS LE MONDE. Daus cctte situatiou, nous pouvons proclamer hautement notre désir de maintenir la paix ; il n'y a point de faiblesse à le dire, lorsqu'on est prêt pour la défense de l'honneur et de l'indépendance du pays. »

L'effet de ces paroles fut considérable en France et en Europe. En France il rassura, en Europe il n'inquiéta pas. Clarendon dit à La Tour d'Auvergne que ce discours lui paraissait sage et prudent et qu'il espérait que « l'effet en serait utile partout, car il était bon qu'on se rendît compte de la puissance de la France et qu'on ne prît pas pour de la faiblesse ce qui ne devait être attribué qu'à notre modération ^ ». Le roi de Prusse eut le bon goût, quoi qu'il en pensât, de ne point paraître offusqué. 11 avait si souvent tenu un langage analogue qu'il eût été mal venu à se plaindre de celui de l'Empereur. Il dit à Benedetti qu'il trouvait bon que l'Empereur eût

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