Loftus à Granville, 6 juillet
4. Granville à Lyons, 8 juillet. — Granville à Loftus 15 juillet. — Loftus à Granville, 16 juillet.
du Nord n'a pas le désir de susciter une guerre de succession; mais s'il plaît à la France de lui faire la guerre à cause du choix d'un roi fait par l'Espagne, un tel procédé de sa part sera la preuve de ses dispositions à faire la guerre sans motif légal; d'ailleurs, il était prématuré de discuter la question tant que les Cortès n'avaient pas pris la décision d'accepter le prince Léopold comme roi d'Espagne. »
En même temps commençait en Prusse une campagne de presse savamment organisée. Bismarck donna pour instructions que le langage des feuilles officielles et semi-officielles restât très réservé, mais que tous les autres journaux non connus pour être sous son influence tinssent le langage le plus insolent et le plus offensant contre la France et son gouvernement. Ces articles inspirés par Bismarck, écrits par Lothar Bûcher, étaient envoyés de Varzin à Busch pour être insérés ^
Toutes ces manœuvres, Ottokar Lorenz en convient ^ plaçaient Gramont dans un embarras extrême : quoi qu'il advînt, l'Empire était acculé par l'attitude de Bismarck au bord du précipice. La remarque est juste; dès notre premier pas dans la négociation, nous étions arrêtés court; à Madrid comme à Berlin on nous notifiait que l'on n'aurait aucun égard à nos observations. A Madrid on agissait comme si nous n'avions rien