Granville à Layard, à Madrid, 7 juillr^t
procité des bons rapports de nation à nation, et a donné, ce que le gouvernement de Sa Majesté ne peut s empêcher d'admettre, une juste cause cF offense, que, on pourra peut-être le prétendre, il sera impossible d'écarter tant que la candidature du prince sera maintenue ^ » Beust, dans une conversation avec le ministre espagnol, avait vivement exprimé sa surprise et sa désapprobation. Il l'avait télégraphié à son ministre à Madrid : « L'idée pouvait être excellente, mais son effet serait déplorable et mettrait en péril la paix de l'Europe ^ » Le brave Topete était exaspéré contre Prim : « Comment! disaitil à Mercier, aller provoquer la France dans l'état où nous sommes; mais c'est de la folie! Nous voulions faire une chose qui pouvait ne pas être agréable à l'Empereur, mais nous étions bien convaincus que tout pourrait s'arranger sans troubler les relations entre les deux pays. S'il le faut, je ferai mon mea culpa devant les Cortès. Je dirai que je me repens de la pari que j'ai prise dans la Révolution et que je reviens au prince Alphonse ^ » Marie de HohenzoUern, comtesse de Flandres, la sœur du candidat, écrivait à Antoine Radziwill : « Ce serait un deuxième Sadowa ; la France ne le permettrait pas\ » La fille répète, à l'explosion du guet-
i. A Loftus, à Berlin, 6 juillet.