‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 4)Chapitre 14 sur 173 · De Mercier, 4 juillet · texte numérisé non relu

De Mercier, 4 juillet

4. Le fait est raconté par le Roi ù la Reine dans une lettre du 5 juillet donnée par Oncken.

apens, ce que le père avait dit alors qu'il était encore en perspective : « La France ne le permettrait pas. » Et ainsi le sentiment français se trouve en quelque sorte justifié par ceux qui Font déchaîné. Le Tsar, qui ne voyait pas encore clair au fond des pensées de son allié, avouait au général Fleury, dans une première impétuosité de sincérité, <( qu'il reconnaissait tout ce que l'offre du trône au prince de Hohenzollern a de blessant pour la France et que, quel que soit le peu de valeur du candidat, il n'en deviendrait pas moins un drapeau pour la Prusse à un moment donné ^ ». Le ministre des Affaires étrangères de La Haye, Roest van Limburg, lorsque l'ambassadeur d'Espagne lui annonça la nouvelle, s'écria : « Ce choix est bien inacceptable pour la France -. » Le ministre même d'Espagne à Berlin reconnaissait que notre mécontentement était juste \

Dans l'Allemagne du Sud, Bismarck était unanimement regardé comme l'inventeur de cette candidature imprévue ; on pensait le général Prim acheté à beaux deniers comptants par le ministre prussien, qui puisait pour toutes les transactions de cette nature dans les fonds provenant de la fortune séquestrée du roi de Hanovre. Même dans la Confédération du Nord, le ministre de Saxe trouvait notre grief juste. Il n'hésita pas à dire que le fait en lui-même, et le mystère

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