‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 4)Chapitre 135 sur 173 · Buchanan à Granville, 11 juillet · texte numérisé non relu

Buchanan à Granville, 11 juillet

contre les catholiques dite le Kulturkampf. Il répondit : « De la rapidité du changement, Torateur a conclu que Tintentionde changer existait depuis longtemps déjà. Je ne comprends pas comment il est possible d'arriver à cette conclusion pour ainsi dire à rebours. C'est précisément, suivant moi, la rapidité du changement qui atteste l'amour de la paix dont le gouvernement est animé. Le changement s'explique simplement par le principe de la défense. Lorsqu'au milieu de travaux pacifiques, je suis attaqué tout à coup par un adversaire avec lequel j'espérais pouvoirvivre en paix, alors je dois réellement me défendre. Toute défense a quelque chose d'imprévu et de soudain-. » Cette formule résume le débat. La guerre a été imprévue et soudaine, parce qu'elle était toute de défense de notre part. Il est vrai que notre déclaration solennelle de guerre à la tribune a précédé celle de Bismarck. L'explication est facile : se faire attaquer quand il le faut est un des secrets de l'art d'État. Certains diplomates ont du leur renom à leur dextérité à provoquer les querelles opportunes ; ainsi Charles II d'Angleterre avait à son service Downing qu'il envoyait comme ambassadeur à la Haye chaque fois qu'il avait à se faire attaquer par les Provinces unies, et ce célèbre querelleur atteignait toujours son but. Bismarck, de tout temps, s'attribua à lui-même ce talent. Au milieu du conflit de la Prusse avec l'Électeur de Hesse,

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