‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 4)Chapitre 136 sur 173 · Discours du 24 avril · texte numérisé non relu

Discours du 24 avril

le ministre des Affaires étrangères, Bernstorff, lui demandait : « Que faire ? — Si vous voulez la guerre, répondit Bismarck, nommez-moi votre sous-secrétaire d'État et je me fais fort de vous servir dans quatre semaines une guerre civile allemande de la meilleure qualité K » Par sa dépèche d'Ems, il s'était montré supérieur encore au célèbre Downing : il nous avait réduits à prendre l'offensive qu'il désirait, car c'estl'offensé et non l'offenseur qui envoie le cartel. Nous n'avons donc pas été les agresseurs quoique ayant pris l'initiative des hostilités, car ainsi que l'écrivait Louis XIV àSaint-Géran, son ambassadeurs Berhn (13 février 1672) : <( L'agression, selon l'usage reçu entre les nations, ne se règle point par l'attaque, mais par les injures qui ont nécessité de la faire. » Or, les injures qui ont nécessité de faire la guerre n'ont pas été lancées par nous. « La guerre est déclarée, écrivait le Dagblad de la Haye, c'est la Prusse qui l'a voulue. »

Personne n'a le droit d'accuser notre gouvernement d'avoir, de propos délibéré, sans motif, dans un intérêt personnel, pour satisfaire ses passions, pour étayer une dynastie, pour rendre un enfant populaire, et même par terreur de liochefort-, d'avoir arraché à l'improviste, par

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