QUATRIÈME MOMENT - LE SOUFFLET DE BISMARCK
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§ 1. — BenedeUi reçoit l'ordre de demander des garanties. — Il le désapprouve. — Il manque à son devoir d'ambassadeur en n'envoyant pas ses objections à son ministre. — Au contraire, il met du zèle à obéir. — Abordé par le Roi à la promenade, il le presse de donner des garanties. — Le Roi accueille mal ses instances et reste trèscourtois (13 juillet). 27o
§ 2. — A Paris, un article pacifique du Constitutionnel affirme les résolutions pacifiques d'Emile Ollivier. — Le Bœuf, furieux de la demande de garanties, exige l'appel des réserves. - Ce serait la déclaration de guerre immédiate.— Emile Ollivier, appuyé par sept de ses collègues, la fait repousseï- et décider que si la demande de garanties est rejetée par le Roi, ce ne sera pas un casm belli. — Cette résolution se traduit par une déclaration à lire à la Chambre le jour même. . . 284 3. — Scène violente de Le Bœuf. — Attitude impolie de l'Impératrice. — Gambetta dit à Mitchell : K Votre satisfaction est scélérate. » — Mécontentement par lequel la Chambre accueille notre déclaration. — Conférence de Thiers avec Mège, Richard, Louvet, Segris, Che- - vandier. — Thiers redoute surtout une conflagration générale. — Attitude belliqueuse du Sénat 291
§4. — Bismarck somme le Roi de ne plus recevoir Benedetti. — Le Roi de lui-même y est disposé. — Le rappdrt de Werther n'est pour rien dans sa résolution. — Benedetti ignore
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ce rapport. — Le Roi lui fait dire par son aide de camp qu'une lettre du prince Antoine a confirmé le désistement. — Benedelti insiste pour les garanties. — Le Roi par trois fois lui refuse une nouvelle audience. — Télégramme d'Abeken à Bismarck, — Le Roi fait rédiger deux rapports par Radziwill. — Le télégramme d'Abeken envenime le récit et autorise Bismarck à une divulgation perlide des faits 301
§ 5. — Bismarck cherche avec colère le moyen de raviver la querelle. — Le rapport de Werther ne le lui fournit pas 310
§ 6. — Bismarck ne trouve pas non plus dans notre déclaration du 13 à la Chambre le prétexte de guerre qu'il cherche. — La dépêche d'Abeken ne le lui fournit pas davantage, mais il la remanie et ie télégramme ainsi falsifié devient un outrage insupportable pour la France, un soufflet (13 juillet;. . . 322
§ 7. — Bismarck fait afficher et publier dans les journaux le télégramme ainsi arrangé. — Toute l'Allemagne, la presse, le Roi de Prusse, le ministre de Prusse à Berne considèrent, après cette publication, la guerre comme inévitable 332
§ 8. — Le ministère français continue à travailler à la paix. — Article furibond de Cassagnac contre le Cabinet. — Conseils belliqueux de r Univers, de la Gazette de France, de Girardin, d'Albuféra. — Mon raisonnement en faveur de la paix. — Gramont continue à demander des garanties à Benedetti. — Les puissances le désapprouvent 337
§ 9. — Des nouvelles propices à la paix nous arrivent de l'Espagne. — Gramont reçoit de Benedetti une dépêche disant que le Roi approuve. — 11 veut encore davantage. — Je
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rétablis la situation avec Mitchell en lui déclarant l'incident fini. — La Droite organise une coalition contre nous avec la Gauche. — Ganibetta et Clément Duvernois en sont l'âme 3i7
§ 10. — Emile OUivier se croit sûr de la paix, le 14 au matin. — Gramont lui annonce le soufflet de Bismarck. — Conseil des ministres aux Tuileries à midi et demi. — Les ministres s'efl'orcent, par tous les moyens, d'arriver à une solution pacifique. Impossibilité absolue de méconnaître le caractère outrageant de la publication allemande. Cependant'on se décide à un appel à un congrès. ..... 354
§11. — Réprobation qu'excite cet appel. — Le Conseil est convoqué à Saint-Cloud. — Quatre ministres ne peuvent y assister. — On n'y prend aucune décision définitive, mais la guerre y est reconnue inévitable à la suite de dépêches de Berne et de Munich prouvant que l'Allemagne informe les puissances étrangères du refus du Roi de recevoir Benedetti. — L'appel au congrès est abandonné 360
.5? 12. — Lyons prévoit l'impossibilité pour nous de supporter l'outrage prussien. — Manifestations spontanées et violentes de l'opinion. — Benedetti s'offre à une nouvelle impertinence en se faisant recevoir par le Roi à la g-are d'Ems 382