‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 4)Chapitre 76 sur 173 · Lyons à Granville, 10 juillet · texte numérisé non relu

Lyons à Granville, 10 juillet

des observations de l'ambassadeur, voulant peutêtre se préparer une retraite, il dit à Lyons que la résolution définitive serait arrêtée dans le Conseil du lendemain et annoncée aussitôt après aux Chambres ^

Je n'étais pas préoccupé de ce qui pouvait arriver de Berlin ou d'Ems. Je l'étais, au contraire, beaucoup de ce qui surviendrait de Madrid, et je redoutais toujours quelque nouvelle noirceur de Prim. Selon l'observation très juste de Gramont, le texte de la dépêche du prince Antoine était conçu de manière à soulever le sentiment public espagnol; on y remarquait comme une certaine afTectation à admettre que la France portait atteinte à l'indépendance de ce peuple; on eût dit que le prince voulait établir une solidarité entre la candidature de son fils et la fierté nationale de l'Espagne. Tl disait en effet : (( Si je ne retirais pas la candidature de mon fils, le peuple espagnol ne pourrait prendre conseil que du sentiment de son indépendance, et l'élection serait assurée. Je la retire pour ne pas exposer l'Espagne à la nécessité de défendre ses droits. » Le gouvernement espagnol excité sous main par Prim, à l'exemple des Grecs après la renonciation du prince Alfred, ne déciderait-il

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