A la mort de Ferdinand II, il y avait 180 000 attendibilL
vertu d'une carte de séjour (les étudiants, etc.i furent successivement invités, sous peine d'exil ou d'emprisonnement, à signer la promesse de rentrer chez eux à la nuit tombante et ne plus sortir jusqu'au lendemain. Se croyant sûr du populaire urbain et rural, on ne songea qu'à comprimer de toutes les manières la portion éclairée de l'État.
Ce gouvernement odieux suscita une révolte en Sicile. — u On ne peut faire un crime à cette malheureuse population sicilienne, écrivait Boulard, notre consul à Messine, de ses aspirations vers un ordre de choses plus supportable que le joug intolérant et dégradant que l'on fait peser sur elle. Tout symptôme d'un avenir meilleur doit nécessairement la faire palpiter. Pour nous, étrangers, témoins de ce qu'elle souffre, de ce qu'elle vaut, de ce qu'elle devrait être, pouvant apprécier ce qu'elle mérite et ce qu'on lui refuse, nous ne pouvons que la plaindre et gémir sur son sort'. » La répression fut sauvage; comme dans toutes les circonstances critiques, on raffermit le courage et la fidélité de l'armée par l'appât du pillage-. Pour inciter les conspirateurs à se révéler, on imagina un complot fictif et, de neuf heures du soir à deux heures du matin, d'effroyables décharges de mousquetcrie et d'artillerie répandirent dans la ville l'épouvante et la provocation '. A Naples, le directeur de la police
\. \0 avril 18G0.