‹ L'Empire libéral; études, récits, souvenirs: (volume 5)Chapitre 122 sur 177 · L'ENTREVUE DE VARSOVIE · texte numérisé non relu

L'ENTREVUE DE VARSOVIE

dans ses projets hautement avoués ». JohnRussell était plus logique, il proclamait qu'il laisserait le roi de Sardaigne porter le poids de sa mauvaise foi et de sa folie et qu'il ne contesterait pas à l'Autriche les résultats de cette guerre même s'ils devaient faire rentrer la Lombardie sous sa domination \ François-Joseph eût voulu que toutes les puissances s'exprimassent de même, ou mieux encore, qu'au lieu de régler comment elles se conduiraient au cas d'une agression, elles prévinssent cette extrémité par une déclaration collective, qui équivaudrait à une garantie de la Vénétie.

On écarta l'idée d'une déclaration collective en représentant que l'Angleterre ne s'y associerait pas et qu'il était au moins douteux que l'empereur des Français y consentît. Lorsqu'on parla des garanties à obtenir pour la conservation de la paix en Europe, pour le soutien des bases ébranlées de l'ordre public et pour arrêter le progrès d'une révolution générale, Gortschakovv ne contredit pas; mais il soutint que les garanties déjà données étaient suffisantes, et que le seul moyen efficace de former une barrière contre la révolution était une union étroite avec la France, la confiance en l'empereur Napoléon. Il ne sortit de ce premier échange d'idées ni un traité, ni même la formule d'aucun point. On constata seulement que l'Aul riche n'avait pas l'intention de prendre l'offensive en Italie, et

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