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n'est pas douteux qu'elles ont été réelles dans le moment'. Et maintenant le voilà presque aussi hargneux et certainement aussi ombrageux que Russell, et il écrit avec une lourde impertinence à Persigny : « Je suis toujours bien aise d'apprendre, soit par les discours de l'Empereur, soit par ce qu'on nous rapporte de conversations, que la politique intérieure de la France est pacifique et désintéressée. Vous pouvez être sûr qu'il n'y a personne en Angleterre qui veuille la guerre et qui ne désire pas la paix. Mais pour ce qui regarde la guerre, l'histoire du passé nous rassure sur les chances de l'avenir. Il n'y a certainement pas de nation qui puisse se vanter d'être plus brave que la nation française, mais je crois que nos hommes ont quelque dix minutes de ténacité de plus que les vôtres, et lorsque le courage est égal des deux côtés, c'est la ténacité qui décide du sort du combat-. »
11 ne déguise pas la cause de son revirement : « L'incorporation de la Savoie et de 3«ice et le refus de tenir la promesse faite à la Suisse du district neutralisé, sont des affaires qu'on ne saurait facilement oubliera » L'Angleterre avait elle donc été lésée dans un de ses intérêts vitaux? Nullement, Palmerston en convient : « Nous n'avions aucun motif suffisant de nous mêler de Nice et de la Savoie et d'empêcher l'annexion*. »