eL 13 juin
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reprise dans les affaires, sujet de découragement si notre conscience ne nous rassurait'. »
Les politiciens ont répandu ce préjugé que partout où on les gêne, l'intelligence d'une nation se stérilise : au contraire plus on les fait taire, plus elle devient féconde. Quand les grenouilles ne coassent plus, on entend mieux le chœur des étoiles; le silence assure l'attention qui inspire, le talent qui ne se gaspille plus se concentre, le livre gagne ce que le journal perd, moins il y a de Montesquieus quotidiens, plus on peut espérer un Esprit des Lois. On en eut une preuve nouvelle dans les années qui s'écoulèrent entre la guerre d'Orient et celle d'Italie : dans tous les ordres de l'esprit se produisit une merveilleuse activité. Lamartine, encore prodigue de son intarissable génie, créait dans des Entretiens familiers une prose qu'on n'avait jamais encore connue et qui l'eût illustré même s'il n'avait pas écrit les Méditations et Jocehjn. Laprade, l'adorateur de la céleste Psyché, notait \es Symphonies àe'èmonidi^we's, des saisons, de la douleur et de la mort. Ronsard dans la Bourse adaptait le vers cornélien de Lucrèce à la peinture des travers modernes. Théophile Gautier ciselait de sa plume de Benvenuto Cellini les rimes, les ima£;es, les sensations. Georae Sand, récompensée de son long effort esthétique, produisait la Petite Fadette, le chef-d'œuvre qu'on ne surpasse plus et autour ckiquel la postérité sus-