‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirsChapitre 158 sur 260 · COLERE DE PALMERSTON · texte numérisé non relu

COLERE DE PALMERSTON

dépêche publique de Bulwer, il ajoutait : a Toute la dépêche, à l'exception d'un simple passage, prouve que le prince Léopold devrait accepter la main de la reine, avec la condition que ïinfante n épouserait pas ensuite un prince français, et il semblerait d'après la dépêche de Bulwer que cette condition serait acceptée par Christine , Rianzarès et Isturitz, au pouvoir de qui sont aujourd'hui ces questions*. » Comptant sur la pusillanimité de Guizot et sur son parti pris de ne se brouiller en aucun cas, il n'avait pas supposé que celui-ci se risquât au delà de quelques phrases superbes. Son exaspération entretenue par celle du prince Albert '^ égala sa déconvenue. S'il en avait eu le pouvoir, le refrain dont il rebattait nos oreilles depuis 1830 : Ce sera la guerre, fût devenu : C'est la guerre !

Il essaya d'abord de l'exciter en Espagne. <( Agitez, agitez, agitez, écrivait-il à Bulwer (16 septembre) ; secondez toutes les dispositions hostiles jusqu'à la limite de l'émeute. » Mais l'Espagne ne remua pas.

. Il s'adressa à l'Europe : elle ne pouvait rester indifférente aux changements qui s'opèrent dans la force des nations et dans leur position respective. Mais Metternich répondit : a Nous ne nous en mêlerons pas, » et les autres Cabinets firent de même.

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