Talleyrand à Napoléon, 17 octobre
toujours faites avec elle, que les traités les plus fructueux pour lui ont toujours été ceux qui se sont négociés avec cette puissance; qu'il leur devait la plus grande partie de sa fortune, aucun cabinet ne sachant mieux que celui de Vienne faire à propos les sacrifices nécessaires ^ ».
La vénalité, qui avait inspiré ses conseils d'alliance, se marqua par de telles extorsions à l'égard des rois de Wurtemberg et de Bavière que, sur la plainte réitérée de ces princes, coïncidant avec la divulgation d'un secret important confié à lui seul, son renvoi fut résolu ^ Il a voulu accréditer la fable que cette disgrâce était due à sa prétendue opposition à la guerre d'Espagne, qui alors donnait des mécomptes, il n'y réussit pas : trop de personnes savaient que sa chute tenait à d'autres causes '\
Mais le cœur de Napoléon, comme celui de Henri lY, ne pouvait se porter à faire du mal à un homme duquel il s'était si longtemps servi et qui lui avait été si familier. En lui retirant le ministère il lui conféra la charge de vice-grandélecteur et lui laissa ouverte la porte de son cabinet. Il l'emmena même à Erfurt. Il comptait sur son habileté de diplomate pour a faire succéder la brouille au froid qui régnait entre la Russie et l'Autriche* », et aussi pour resserrer