Viel-Castel, Eistoire de la Restauration, t. XX, p
levacuation d'Ancone, réparation d'un véritable acte de piraterie, sous prétexte que Ton n'avait pas préalablement obtenu du Pape des garanties pour l'avenir. Guizot fut le meneur ardent de cette campagne de mauvaise foi. En 1827, Berlin de Vaux ne voulant que renverser Villèle, pour venger la rancune de son ami Chateaubriand,, renversa les Bourbons; il ne l'avait pas oublié ; lorsque Guizot vint lui demander de soutenir la coalition qu'il organisait avec Berryer, Garnier- Pagès et tous les ennemis irréconciliables de la dynastie à laquelle il se prétendait dévoué, Berlin lui répondit avec franchise : « J'ai à coup sûr bien autant d'amitié pour vous que j'en ai eu pour Chateaubriand, mais je ne vous suivrai pas dans l'opposition, je ne recommencerai pas à saper le gouvernement que je veux fonder. » Aucune cansidération n'arrêta l'ardent lutteur : Om?iia pro domïnaùone . Guizot s'est pardonné^ son triste rôle dans ce vilain épisode ; l'histoire, moins indulgente, a constaté l'effet funeste que produisit au dehors cette campagne de Tambition impatiente ou déçue. <( Le genre d'attaques auxquelles l'opposition s'était livrée pendant la coalition, sur la politique extérieure, et le succès qu'elles avaient paru obtenir, firent soupçonner, bien à tort, la nation de velléités belliqueuses contre lesquelles les puissances croyaient prudent de se mettre en garde'. »
A partir de 1840, Thiers fut très irrité contre