Discours du l^"" décembre
politique extérieure, il serait homme de France et non homme départi'. « Quelque gouvernement qui s'établisse, on abdique sa nationalité si on ne conserve pas le même sentiment sur nos affaires avec l'étranger, la même jalousie des intérêts de la France, de sa dignité; si dans le fond de son camr, ami ou ennemi, on n'approuve pas ce qui profite à la dignité, à l'honneur, à la prépondérance de la France, on n'est plus citoyen, on n'est plus Français, on s'est abjuré soi-même ^ » Reportant sa passion patriotique même sur le passé, au risque d'encourir le déplaisir de ses amis, il avait remercié la Convention, « cette assemblée vouée pour ses actes intérieurs à l'exécration des gens de bien, d'avoir sauvé l'intégrité du territoire. » (Sensation prolongée ^i 11 s'était attendri sur la manière dont nos guerriers étaient tombés à \Yaterloo* ; il avait dit en s'en vantant : u Je n'ai pas été à Gand,je ne me suis pas promené sur les boulevards quand les Russes étaient à Paris;. »
Aussi, pas plus que Tocqueville il n'hésita à féliciter le ministère^ quoique peu de temps auparavant il eût été /?é/n par lui, « d'avoir, par l'exclusion d'une influence étrangère en Espagne, compris et servi la politique constante de