‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirsChapitre 29 sur 260 · Pasquier, Mémoires, t. I, p · texte numérisé non relu

Pasquier, Mémoires, t. I, p

dre, maïs ce n'était pas là ce quil fallait dire ^ » C'est, en effet, ce qu'il ne dit pas, quoique le voyant très bien. Ce qu'il dit surtout, pour entraîner par les fumées de l'orgueil au parti funeste, fut qu'époux d'une princesse d'aussi antique lignée , le chef du nouvel empire n'aurait plus rien à envier aux Bourbons. Ainsi, à ce moment, la duplicité de Talleyrand était en partie double. Il jouait Napoléon pour Alexandre, et Alexandre pour Metternich, son véritable client parce qu'il payait bien.

Les craintes de Cambacérès comme les espérances de Talleyrand ne se réalisèrent que trop L'empereur François ne se fit pas prier, il accorda son consentement avec autant de bonne grâce qu'Alexandre en avait mis de mauvaise à ne pas accorder le sien. Napoléon, ne se croyant plus obligé à se montrer condescendant, refusa designer la convention préparée sur la Pologne. Alexandre s'offense à son tour du coup qu'il s'était attiré par sa faute. Dès lors tout se rompt entre les deux souverains. Les négociations qui suivirent furent sans intérêt comme sans efficacité, car elles ne pouvaient pacifier le véritable motif de la querelle, la blessure personnelle qu'on s'était portée réciproquement.

Pour venger la sienne, Napoléon, cédant à son tempérament offensif une fois de plus, se jette dans les steppes russes. Ce fut la stupeur de l'Europe. Il est devenu foui s'écria-t-on. « Napo-

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