‹ L'empire libéral; études, réits, souvenirs (volume 2)Chapitre 116 sur 240 · MémoireSy t. V, p · texte numérisé non relu

MémoireSy t. V, p

première apparition, d'en déterminer l'importance.

Le traité d'Utrecht, tout en prohibant le cumul sur une même tête des couronnes d'Espagne et de France, reconnaissait l'intérêt de la France à maintenir une étroite amitié de l'Espagne assurée par l'union des deux maisons régnantes \ Nos hommes d'État ont été d'accord à affirmer, sur l'autorité de Louis XIV et de Napoléon, qu'une certaine influence en Espagne était une des conditions de notre sécurité. Ecoutez Chateaubriand et Villèle. Chateaubriand: «L'Espagne est un de nos flancs; nous ne devons jamais le laisser découvert; TEspagne est un satellite qui doit rester toujours dans notre sphère, pour la régularité de ses mouvements et des nôtres ^ » — Villèle : (( Le plus grand résultat de la politique de Richelieu etde la puissance de LouisXIV fut l'abaissement des Pyrénées et la libre disposition de toutes nos forces militaires sur les autres frontières, fondée sur une sécurité complète du côté de l'Espagne ^ » Guizot développe l'aspect historique de cette thèse : « 11 suffit de jeter les yeux sur la carte de l'Europe pour voir combien la France est intéressée à ce que l'Espagne soit naturellement disposée à son alliance, et demeure étrangère à toute combinaison hostile à l'intérêt français. Depuis quatre siècles, l'histoire parle comme la géogra-

Page 1