Discours du 19 janvier
ques: « Le premier intérêt de la France, c'est d'être avec l'Espagne dans des rapports tels, qu'elle ait la confiance, la certitude de n'y pas trouver une ennemie. Sî, lorsqu'elle se bat sur le Rhin, elle est obligée de se battre aussi sur les Pyrénées, elle est dans la position d'une armée prise entre deux feux. Si lorsque Napoléon, en 1814, se battait dans les plaines de Champagne avec une poignée d'hommes, il avait eu auprès de lui l'armée que commandait si glorieusement le maréchal Soult et l'armée du maréchal Suchet, assurément avec ces deux armées et la sienne, il eût repoussé la coalition \ » Berryer résume ces fortes considérations de Chateaubriand, Villèle, Guizot, Broglie, Thiers, dans une exclamation passionnée : « L'Espagne ! question immense! L'intérêt perpétuel pour la France, c'est l'union des deux pays. Le besoin de la France d'être certaine de t amitié de V Espagne ^ c^est le fondement de toutes les politiques^ . »
L'Angleterre a un intérêt sérieux en Portugal. Tous les ports, depuis Calais jusqu'à Marseille, sauf Gibraltar, étant en notre pouvoir, il lui importe de disposer de la station navale du Tage, dont elle ne serait plus assurée si le Portugal perdait son existence séparée de protégé et d'allié de l'Angleterre : au contraire, elle n'a aucun intérêt personnel direct en Espagne, qui puisse être mis un instant en balance avec nos intérêts permanents et multiples.