Discours du 4 février
%, Discours du 16 janvier 1839.
Nous ne lui avons jamais contesté sa situation privilégiée en Portugal, pourquoi s'est-elle refusée à reconnaître la nôtre en Espagne? Pourquoi, depuis 1815, les hommes d'État anglais n'ont- ils cessé de professer, selon les paroles de Robert Peel, « que résister à l'influence française, en Espagne, devait être le principal et constant efiFort de l'Angleterre? » Pourquoi un article secret des traités de 1815 a-t-il interdit à l'Espagne de renouveler avec nous un pacte de famille? Palmerston a donné ce pourquoi : « C'est pour servir de contrepoids à la France et sauvegarder par là la Belgique et les provinces rhénanes*. » La soumission de l'Espagne à l'influence de l'Angleterre, inexplicable si l'on ne considère que les intérêts propres des deux pays, n'était qu'un des moyens de l'hostilité européenne organisée contre nous en 1815, notre boulet au pied vers le midi, comme la Belgique l'était au nord. On avait doré l'hostilité belge du nom de neutralité, ce qui permit de l'accepter; aucune supercherie de ce genre n'étant plausible en Espagne, un gouvernement français, fût-il représenté par Talleyrand, était obligé d'y sauvegarder notre influence avec autant de sollicitude que l'Angleterre en employait à la détruire.
Louis-Philippe n'y manqua pas. Son gouvernement ayant été informé du projet de traité à trois, se plaignit. Palmerston lui offrit d'adhé-