‹ L'empire libéral; études, réits, souvenirs (volume 2)Chapitre 129 sur 240 · FALLAIT-IL FAIRE LA GUERRE · texte numérisé non relu

FALLAIT-IL FAIRE LA GUERRE

dance, ni son gouvernement, ni ses idées, ni sa libre activité, ni ses richesses*.

Restait la question de Thonneur, considéré alors chez nous comme le premier des intérêts. Nous avions certainement subi plus qu'un dédain de notre amitié et un oubli de nos justes susceptibilités, on nous avait publiquement infligé un affront. Mais cet affront était atténué par Tinsistance avec laquelle Palmerston, ses collègues et les signataires du traité se défendaient d'avoir voulu nous tromper, nous défier et surtout nous insulter. On nous avait demandé notre concours, disaient-ils, à des conditions déterminées, nous l'avions refusé aux conditions qu'on nous proposait; on avait alors passé outre, et avec d'autant plus de sécurité, de confiance, qu'on était informé des tentatives de Thiers à Constantinople, dont le succès eût couvert les cabinets de confusion. Qu'était, après tout, ce traité à quatre, si ce n'est la reproduction du traité à deux conclu en 1832 entre la France et la Belgique à propos des affaires belges ? Alors aussi trois des puissances engagées dans la conférence, se refusant à employer des moyens de coercition contre la Hollande, la France et l'Angleterre avaient arrêté une convention dont elles n'avaient donné connaissance à la Russie, à l'Autriche et à la Prusse qu'après la signature ^

Malheureusement, le gouvernement français

i, GUIZOT.

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