‹ L'empire libéral; études, réits, souvenirs (volume 2)Chapitre 146 sur 240 · Palmerston à WiUiam Temple, 29 août i · texte numérisé non relu

Palmerston à WiUiam Temple, 29 août i

que Louis-Philippe « n'est plus qu'un fourbe dévoilé, qu'un acteur qui répète les paroles d'un rôle préparé ; qu'il médite l'invasion de l'Angleterre, et qu'il est urgent de se mettre contre lui en état de défense* ». Wellington partage ses alarmes et, voyant les choses d'un coup d'œil affaibli par ses soixante ^dix-sept ans, il déclare dans une lettre à un ami « qu'à partir de North-Forland jusqu'à Selsybill il n'y avait pas un point de la côte, excepté sous le feu de Dovercastle, où l'on ne pût jeter de l'infanterie dans tous les temps et pénétrer dans l'intérieur du pays par une grande route ». Cette lettre, ayant été livrée au public par on ne sait qui, produisit instantanément une panique universelle. Dès que le grand duc se montrait inquiet, il était du devoir de tout bon Anglais de se mettre à trembler. Ce fut à qui chaque matin se rendrait sur le rivage, une lunette à la main, afin de regarder si les pillards, les ruffians, les corsaires de France n'allaient pas débarquer. On avait vu leurs vaisseaux pratiquer des sondages; ils approchaient, ils arrivaient» Le pacifique Russell en perd la tête à son tour, compromet le sort de son ministère en proposant d'aggraver Vincome tax de cinq pence. Louis-Philippe etOuizot méditant une descente subite en Angleterre, à la façon des Saxons et

\. Palmerston à Bulwer, 16 septembre i846; à lord Normanby, 27 septembre 1846; à Bulwer, 15 octobre 1846; à lord Bloomfîeld, 23 janvier 1847. Mémorandum sur. les défenses nationales, décembre 1846,

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