COLERE DE PALMERSTON
accord en Grèce, en Italie, en Suisse, en Espagne, dans FAmérique du Sud, partout où nos intérêts et notre influence sont en contact. En Grèce le conflit devint particulièrement aigu. Après avoir tout fait pour empêcher la Grèce d'exister, après avoir rendu précaire, en la renfermant dans des frontières trop étroites, l'existence à laquelle il n'avait pas réussi à s'opposer, le gouvernement anglais ne pensait plus qu'à organiser une Grèce anglaise gouvernée par un ministre anglais*. La France ne pouvait consentir à se subalterniser dans un pays qui lui devait en grande partie l'indépendance : de là des luttes perpétuelles. Sous Aberdeen il y avait eu un peu d'accalmie. A la suite des mariages espagnols l'animosité assoupie se réveilla furieument. Le ministre Colettis nous était favorable ; il n'est pas de mauvais procédés que Palmerston n'autorisât contre lui , jusqu'à le menacer de réclamer par la force le paiement d'un semestre en retard de ^emprunt^
Même quand nous sommes d'accord sur le fond, comme lors de l'incorporation à l'Autriche de la république de Cracovie (6 novembre 1846)l, nous ne parvenons pas à arrêter une action commune. Nous avions, dit Palmerston, violé le traité d'Utrecht : nous nous étions rendus indignes] de protester en sa compagnie contre la violation du traité de Vienne.
Dans l'excès de son ressentiment, il déclare