‹ L'empire libéral; études, réits, souvenirs (volume 2)Chapitre 33 sur 240 · ViTROLLEs, Mémoires, t. II, p. l*io · texte numérisé non relu

ViTROLLEs, Mémoires, t. II, p. l*io

lui. Talleyrand crut faire un coup de maître, il était dupé.

Les intérêts majeurs de la France avaient été sacrifiés plus qu'à Erfurt. Cependant on ne peut nier que Talleyrand n'ait été un habile et heureux négociateur. Fort obéré à son départ, ayant perdu beaucoup dans la faillite d'une maison de Bruxelles, s'étant vu contraint par Napoléon à restituer une grosse somme extorquée à la ville de Hambourg, il avait vendu au trésor particulier de l'Empereur son hôtel de la rue de Varenne et acquis en remploi l'hôtel plus modeste de la rue Saint-Florentine II revint refait, ayant gagné plusieurs millions payés par l'Autriche et les clients au profit desquels il avait joué de la légitimité. Pour la seule affaire de Saxe, le potde-vin fut de quatre millions e II eut quelque émoi du côté du roi de Naples. De Mons même, il avait envoyé son secrétaire Perret pour recevoir. Ferdinand se fit prier d'abord, prétextant que, lorsqu'il avait promis, la décision du congrès était déjà assurée. Cependant il s'exécuta. Il ajouta même aux traites sur la maison Baring, que Perret rapporta, le titre de duc de Dino, transmis au mari de la belle Dorothée. Avant que Thabile homme se fût décidé pour Ferdinand, il avait touché de Murât 300 000 ducats (1250000 francs) ^

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