Metternich, MémoireSy tome IV, page
quels aucun emprunt ne pourrait être contracté; il y avait suppléé par Tinstitution d'États provinciaux très restreints (1821 et 1823). Il crut payer la dette contractée envers son peuple pendant la guerre de l'indépendance nationale en faisant de Tuniversité de Berlin le centre scientifique de T Allemagne. La pensée nationale obtint dans la chaire de philosophie une tribune d'où elle rayonnait jusqu'aux extrémités les plus lointaines du pays. Hegel y étayait de sa métaphysique Torthodoxie politique et religieuse et prophétisait des grandeurs futures. La vie du genre humain, selon le philosophe^ se divisait en trois époques : Tépoque orientale^ l'époque gréco-romaine, l'époque germanique- Les peuples allemands étaient les pontifes du monde ; comme autrefois les habitants de l'île de Samothrace, ils étaient investis du sacerdoce suprême; comme la famille des Eumolpides, ils avaient la garde exclusive des mystères d'Eleusis ; ils avaient paru dans l'histoire afin que l'esprit divin pût se développer et se réveiller; du milieu d'eux s'élèverait, comme autrefois, de la Judée, le dieu de l'avenir.
En outre, le roi projeta d'augmenter la puissance d'homogénéité de son royaume en fondant, à l'exemple de Henri Vlll, une église nationale, l'Évangélisme, par la fusion des sectes protestantes et l'élimination graduelle du Judaïsme et du Catholicisme. Assisté de l'évêque- Eylert, il composa lui-même une liturgie ayant quelque ressemblance avec le canon de la messe: