National du 23 janvier
été intéressés à exclure FAutriche de la Haute Italie et à désirer qu'une grande nationalité italienne s'établisse entre cette puissance et nous, et la rejette au delà des Alpes. Le jour n'est pas éloigné où l'Italie renaîtra, où l'Autriche sera pour la seconde fois chassée, non seulement de Venise et de Trieste, mais peut-être même des côtes de l'Adriatique, et notre prévoyance doit dès aujourd'hui vouloir que cette puissance soit assurée de trouver des compensations dans la mer Noire. » Les poètes, Casimir Delavigne* et Auguste Barbier ^ célébraient « la divine Juliette ». Barthélémy lui prophétisait l'avenir rédempteur :
Ne désespère point de ta sublime cause. Dans un calme fangeux la France se repose, Mais Tavare égoïsme aura son terme. Attends, Et nous, nous serons là sur les Alpes connues, Faisant étinceler nos couleurs dans les nues ; Nous viendrons, s'il le faut, pour garantir tes lois, Jeter dans le bassin notre glaive gaulois ^
L'école saint-simonienne conseillait la triple alliance de l'Angleterre, représentant avec une haute supériorité l'élément industrielj de l'Alïemagne représentant spécialement l'élément rationnel et scientifique, et de la France naturellement destinée à être le lien entre les deux puissances par son caractère sympathique et ses