Lettre sur le Saint-Siège
bre 1832) les souverains allemands et russes, se promirent assistance réciproque contre tout soulèvement et en particulier contre le soulèvement polonais. Ils proclamèrent en maxime^ ce qui ne contredisait pas les principes : « que tout souverain indépendant a le droit d'appeler à son secours, dans des troubles intérieurs comme dans les dangers extérieurs de son pays, tel autre souverain indépendant qui lui paraît le plus propre à l'assister, et que ce dernier a le droit d'accorder ou de refuser ce secours selon ses intérêts et ses convenances. Dans le cas où cette assistance serait accordée, aucune puissance non invoquée ou appelée par l'État menacé, n'a le droit d'intervenir, soit pour empêcher l'assistance réclamée et accordée, soit pour agir dans un sens contraire. »
En Italie, sous la même influence, « les gouvernements attaqués avec passion ne songèrent plus qu'à se défendre ; mettant de côté toute idée de progrès et d'émancipation italienne, ils se montrèrent exclusivement préoccupés de détourner les dangers dont ils étaient menacés et qui étaient grossis d'une manière perfide par les efforts du parti rétrograde* ».
Charles- Albert se montra des plus ardents. La versatilité plus que la déloyauté de sa conduite en 1820 lui avait attiré la méfiance des libéraux et celle des rétrogrades : les uns et les autres conservaient néanmoins l'espérance de le fixer.