‹ L'empire libéral; études, réits, souvenirs (volume 2)Chapitre 100 sur 240 · Cavour, loco citato · texte numérisé non relu

Cavour, loco citato

Après 1830, il parut avoir opté pour les rétrogrades. Il devint le lieutenant temporel du fanatisme , garrotta la pensée dans une censure à la fois ecclésiastique* et civile et « fit de son règne le plus illibéral, le plus acerbe, le plus implacable de tous les règnes contre la liberté moderne* ».

A Naples, la réaction ne fut pas moins vive. Ferdinand n'avait pas tardé à tromper les espérances des patriotes napolitains. Avec la mort de Christine de Savoie finirent les jours heureux du royaume. La fin de cette malheureuse femme fut tragique : elle venait de mettre au monde un fils; le frère du roi, prince de Capoue, furieux de cet événement qui l'éloignait du trône, insulta le roi au point qu'ils en vinrent à tirer Tépée ; la reine couchée dans la chambre voisine se jette hors de son lit pour les séparer; brisée d'émotion elle n'y rentre que pour mourir. Elle fut remplacée par une archiduchesse d'Autriche. De ce moment, Ferdinand, secondé par son ministre del Carretto et par son confesseur Code, archevêque de Patrasso, remit en vigueur la politique policière, corrompue et abrutissante de ses prédécesseurs. Irréprochable dans sa vie

!.. Lorsqu'un journaliste parlait d'intérêts politiques, la censure effaçait et mettait intérêts civils; au lieu d'Italie, nation, patrie, elle mettait pays; même quand il s'agissait de la France ou de l'Angleterre, le mot de constitution était interdit, on devait dire lois ou institutions. Au Jieu de révolution, il fallait dire bouleversement, anarchie ou gouvernement de la violence,

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