CHAPITRE III
ÉTAT DE LA FRANCE ET DE L'EUROPE A L'AVÈNEMENT DE LOUIS-NAPOLÈON A LA PRÉSIDENCE
g 1 . — En France l'inquiétude, en Europe la commotion. — Révolution à Vienne; fuite de Metternich; mouvements en Hongrie, en Bohême. — Insurrection de Milan ; Charles-Albert entre en Lombardie. — Agitation en Allemagne, dans les duchés de
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l'Elbe. — Émeutes à Berlin. — Convocation d'un pré-parlement à Francfort — Gouvernement provisoire en Roumanie. — Tentatives vaines du chartisme en Angleterre. 122
S 2. — Inquiétudes de Palmerston. —Conduite loyale désintéressée et prudence du gouvernement provisoire ; il n'eût voulu intervenir qu'au profit de l'Italie ; Charles-Albert et les Italiens s'y opposent ; on respecte leur volonté. 1 3i
§3. — Notre peuple, aussi désintéressé que son gouvernement, ne songe qu'à l'affranchissement des peuples. — Les journaux se déclarent favorables à l'unité geimanique. — 13 mai fait au nom de la Pologne. — Proclamation officielle du principe des nationalités. . . .143
î§ 4. — Débâcle en Italie. — Allocution de Pie IX du 29 avril ; assassinat de Rossi. — Défaite de Charles-Albert; capitulation de Milan. — Demande de secours du Piémont àlaFrance; pourquoi le général Cavaignac ne l'accueille pas, mais il accorde ses bons offices. . . . 14^
g 5. — Défaite des Polonais à Posen. — Conseils de Bismarck au roi de Prusse. — Ministère Brandebourg. — Dissolution de la Chambre et octroi d'une Constitution. — Agitation en Hongrie : elle proclame son indépendance. Ministère de Félix de Schwarzenberg. — Abdication de l'empereur d'Autriche au profit de son neveu François-Joseph ICI
§6. — Résumé de la situation extérieure et intérieure
à Tavènenjent de Louis-Napoléon 166»
§ 1. — Négociations avec Lamartine. — Ministère Odilon Barrot-Falloux. — Caractère de ce mi-
1 sges.
nistère et de ces deux principaux membres, Odilon Barrot et Falloux. — Les commandements militaires : Changarnier, Bugeaud.
— Conflit entre le Président et le ministre de rintérieur. — Démission de Malleville. — Léon Faucher. — Buffet d68
§ 2. — Popularité du Président. — Fureurs de ses adversaires : ils préparent une agression. — Dispositions de Changarnier. — Alarmes de Thiers. — Journée du 29 janvier. — Premier refus du Prince de faire un coup d'État. . . 180
§ 3. — L'Assemblée Législative : elle est le résultat d'une équivoque. — Dessein patriotique du maréchal Bugeaud. Sa mort. — Nouveau ministère Odilon Barrot. — Dufaure. — Tocqueville. — Caractère antiparlementaire de ce ministère. — Premier message du Président 188
§4. Tout est fini en Prusse et en Autriche. — Intervention russe contre la Hongrie. — En Piémont, ministère démocratique de Gioberti.
— Il demande l'appui du Président par Arese; réponse de celui-ci. — La république à Home et à Florence. — Projet de Gioberti d'intervenir en Toscane et à Rome : le Président l'appuie; il échoue. Chute de Gioberti. — Bataille de Novare. — Abdication de Charles-Albert, admirable conduite du peuple piémontais. — Le nouveau roi Victor- Emmanuel 197
§ 5. — Restauration du Grand-Duc de Toscane. — L'expédition française à Rome : ses motifs. Elle est dirigée contre l'Autriche non contre l'Italie; dans la pensée du Président, elle est une préparation à l'aliVanchissement ultérieur. — Attaque de Rome par Oudinot; il est repoussé. — Vote hostile de l'Assemblée. — Mission de L^sseps. -*- Lettre
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du Président à Oudinot. — YaUlaQi dirige les opérations. — Ordre d'attaquer de nouveau , . . . . 216
Jî 6. — Le i3 juin. — Second refus de faire un coup d'État. — Discours de Ham et de Tours. — Procédés désagréeibles du ministère Odilon Barrot. — Comment le Président y répond. — Disgrâce du Prince Jérôme-Napoléon. — Faveur de Morny 224
jii 7. — Chute de Rome, de Venise. — Nicolas triomphe. En quoi cependant ]a réaction de 184^ diffère de celles de 1819 et de 1832 237
Î5 1 . — Politique généreuse du Prince envers les nationalités vaincues. — Il protège le Piémont et adoucit les duretés de sa défaite. — Ses remontrances à Bade contre les violences et les exécutions. — D'accord avec Palmerston, il soutient la Turquie contre la Russie et TAutriche auxquelles le Sultan refuse de livrer les réfugiés hongrois. — Son irritation contre les mesures réactionnaires des cardinaux envoyés par Pie IX à Rome. — Lettre à Edgar Ney. — Portée doctrinale de cette lettre dans la question toujours ouverte de Torganisalion du pouvoir temporel. — Cornment elle est accueillie par Pie IX. — Comment elle est jugée par Thiers au nom de l'Assemblée. — Nouvelle lettre à Barrot. — Odilon Barrot ne la lit pas. — Cela décide le Prince à le renvoyer 241
§ 2. Ministère du Président. — Barrot-Gaïn. — Portée de cette crise. — La responsabilité mi-
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nislérielle est supprimée. — Rouher. — Parie u. — Pourquoi Victor Hugo fut exclu de la combinaison. — U ne le pardonne pas. 256
ï5 3. — Politique violente à l'intérieur du nouveau ministère et de son préfet de police Carlier. — Démission de Péauger. — Élections de Clarnot, De Flotte, Vidal (10 mars dSoO). — Élection d'Eugène Sue (28 avril). — Panique des conservateurs. — Le Prince refuse une troisième fois de faire un coup d'État. — Il ■ ne veut recourir qu^à des moyens légaux. . 266
§4. — Les Burgraves; signification de ce mot. — Réunion des Burgraves chez Victor de Broglie. — Discours de Thiers cencluant à la prolonga- 4,ion des pouvoirs du Président, ce qui alors constituait un coup d'Etat. — Berryer et ses amis s'y opposent. — Thiers propose alors une loi électorale subordonnant le droit électoral'à trois ans de domicile. — La réunion le charge de la rédiger 273
§5, — Négociations entre les Burgraves et le Gouvernement. — Le Président consent à faire présenter le projet de loi contre le suffrage universel par ses ministres. — Le suffrage universel égali taire est contraire à la loi na- •turelle de l'inégalité politique aussi nécessaire que l'inégalité sociale. — La loi des Burgraves n'apporte aucun remède au mal du suffrage universel égalitaire. — Elle constituait un coup d'État contre la Constitution. Ba discussion. — La révolution de Février appelée une catastrophe par Rouher. . . . 282
îii 6. — Le Président parait perdu. — La fusion. — État d'esprit de Changarnier, son affolement d'orgueil, il accepte le rôle de Monk. Im- ,prudences de son langage. — Sur le conseil d'Odilon Barrot, il soutient une demande d'augmenter les frais de représentation, du
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Président. — Caractère de la Commission
de permanence 290
§7. — Tout le monde conspire sauf le Président. — Complot de Lyon. — Arrestation de Cent. — Discours constitutionnels du Président. — Revue de Salory. — Défi de Changarnier.
— Calme du Prince. — Changarnier commence les hostilités. — Le Président décide sa destitution. — Les difficultés qu'il éprouve. Comment il les surmonte. — Destitution de Changarnier (janvier 1851). — Thiers rompt avec le Prince ; motifs réels de cette rupture. Recul de l'Assemblée : elle se contente de frapper le ministère. — Le Président refuse de nouveau de faire un coup d*État et renvoie son ministère 296