‹ L'empire libéral; études, réits, souvenirs (volume 3)Chapitre 15 sur 113 · Né à Milan, le 3 juin · texte numérisé non relu

Né à Milan, le 3 juin

meura aussi longtemps qu'elle vécut. Dans soa testament, elle lui recommanda de ne jamais quitter son fils, recommandation à laquelle il resta fidèle, dans la mauvaise fortune non moins que dans la bonne. C'était un homme simple^ bon, modeste, n'essayant pas de se pousser ou de se faire valoir, plein de dévouement et d'abnégation.

Le second adepte fut Persigny^ Était-il de Persigny ou simplement Fialin? Je n'ai pas cru intéressant de m'en enquérir. Quoique l'acte de naissance ne parle que de Fialin, il se prétendait réellement vicomte de Persigny. Un de ses amis, au temps de sa liaison intime avec Gramont-Caderousse, lui demanda : « Mais que vous dites-vous donc dans vos interminables tête-à-tête? — Nous parlons de nos ancêtres », répondit-il. Admettons donc qu'il avait des ancêtres. Ces ancêtres l'avaient laissé fort pauvre. Entré dans l'armée comme simple soldat, il était sorti de l'École de cavalerie de Saumur avec le premier numéro. Fanatisé par la légende napoléonienne, à laquelle l'initia la belle jjjme Regnault de Saint-Jean d'Angely, il abandonna à la fois le service et les opinions légitimistes qu'en homme bien apparenté il avait adoptées d'abord, et fonda une revue bonapartiste : r Occident français. Mis en relations avec le Prince, il obtint d'être attaché à sa personne en qualité de secrétaire. « Je sers » fut

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