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A PROPOS DE L'EXÉCUTION DU TRAITÉ DE PARIS. 39T

menacer, puis de réfléchir et de s'arrêter quand ils ne sont pas sûrs de leur fait, acceptèrent la conférence qu'ils avaient refusée moyennant la transaction qu'on leur promettait, et à laquelle les Russes, grâce à Morny, arrivèrent enfin, quoique plus difficilement.

Le secret de Villamarina était devenu celui de Cowley et de Brunnow. Cavour en avait instruit un de ses agents en l'invitant charitablement à faire connaître aux Busses que l'Empereur ne leur avait pas été aussi favorable qu'ils le supposaient*. Walewski seul continua à tout ignorer : avec une entière bonne foi, dans une lettre particulière à Gramont dont celui-ci donna lecture à Cavour, il démentit de la manière la plus formelle le bruit que la France aurait engagé le Piémont à voter dans le sens de l'Angleterre, et protesta avec une vertueuse indignation contre ce propos ^ Cavour avait vraiment le droit de s'écrier, quoi qu'on lui dît de la part de Walewski : « Il ne sait pas la véritable pensée de l'Empereur! »

1. Cavour à Sauli, 8 décembre 1856 : « Comme vous devez voas arrêter à Paris, j'ai chargé le marquis, de Villamarina de compléter les renseignements qu'il est utile que vous connaissiez. — Vous verrez que la France, ou, pour mieux dire, l'Empereur, joue un rôle singulier. Sans trahir le secret de la comédie, il sera bon toutefois que vous donniez à entendre auK Russes que la France ne nous a guère encouragés à résister à l'Angleterre, et qu'elle a fait entendre qu'elle attache bien plus d'importance à obtenir une solution quelconque qu'à laisser Bolgrad entre les mains des Russes. »

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