‹ L'Empire MexicainChapitre 45 sur 127 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

basané et son peu de barbe, avait un air sévère, dévot et majestueux, qui le faisait respecter de la multitude; il cachait, sous les dehors de riiumilité, une ambition démesurée et un orgueil excessif. Aussitôt qu’il eut été informé de sa nomination, il se retira dans le temple; la noblesse en corps alla l’y chercher. Elle le trouva balayant le pavé du sanctuaire, se lamentant de sa haute fortune, se déclarant incapable de porter le poids de la couronne , et priant les dieux de détourner de ses lèvres la coupe de la royauté. Il renouvela ses protestations lorsque les deux rois ses collègues vinrent le féliciter suivant la coutume, et leur dit avec toutes les apparences d’une profonde modestie, qu’élevé dans la milice sacerdotale, il n’avait jamais aspiré au trône, et qu’il serait heureux de se laisser guider par eux en toute occasion.

Et cependant alors déjà Montézuma aspirait au fond du cœur à la monarchie universelle et à la puissance absolue. Mais avant d’entamer son histoire, nous devons jeter un coup d’œil sur celle des autres rois confédérés de l’Anahuac contemporains des souverains de Mexico, dont nous nous sommes occupé dans ce chapitre.

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