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en Suisse, eb Longuet, en France, étudie cette affection. Pour ce dernier auteur, on doit entendre sous le nom de nona, une affection post-grippale caractérisée par de la narcolepsie sans fièvre ni paralysies, et d'un pronostie le plus souvent favorable. Puis l'existence de la nona est combattue, on ne parle plus d'elle que sous le qualiticatif de légende (la leggenda della noña — Amadéi).
En .1892, Leichtenstein décrit une encéphalite aiguë hémorragique post-grippale. Wolff décrit, sous le nom de polio-encéphalo-myélite, quelques cas isolés analogues. En 1900, Bozzolo rapporte deux observations d’une ma- ‘ladie semblable à la trypanosomiase des nègres et conclut à une polio-encéphalite aiguë due à l’influenza.
En 1916-1917 des épidémies identiques ont sévi à Prague (Pribram), en Australie, Queensland, Nouvelle- Galles du Sud (Breinl) et à Vienne ou von Economo a constaté 7 cas caractérisés par « la somnolence, les troubles moteurs des yeux, l’intégrité habituelle du liquide .céphalo-rachidien » (Sainton). Schlesinger et Redlich ont vu de nombreux cas avec somnolence et troubles oculaires, sous une forme se rapprochant de la polio-encéphalite supérieure ou des paralysies bulbaires et pseudo-bulbaires.
Von Wiesner déclare en juillet 1917 avoir isolé un coccus prenant le Gram, qu'il a pu cultiver et expérimenter.
Le 27 avril 1917; Cruchet, Moutier et Calmette publient sous le nom d’encéphalo-myélite subaiguë 40 observations d’une affection analogue, prises dans le Centre neurologique de Bar-le-Duc (I[° Armée). Il s'agit de cas
coma ; ou viendrait de Nonna, grand'mère, vieille femme ou sorcière,
offrant parfois l'apparence d’une typhoïde ou d’une paratyphoïde atténuées, mais avec examen de sang négalif. Le début, généralement lent et progressif, est caractérisé par de l’asthénie, de la céphalée légère, une hyperthermie peu marquée, 37°5-38°, de la torpeur avec amaigrissement, anorexié, teint terreux, subictérique, chez des sujets de 25 à 45 ans. La maladie évolue sous des formes cliniques très nombreuses, guérissant le plus souvent après une longue convalescence. On ne trouve pas de microbe pathogène. Il existe une réaction: méningée dans tous les cas, constatable par l'analyse du liquide céphalo-rachidien et caractérisée, dans tous les cas, par de l’albuminose et de la Iÿmphocytose.
En France, la maladie, décrite par Netter le 22. mars 1918, a été étudiée par cet auteur dans diverses communicalions. Le Paris médical du 3 août 1918 en donne une première mise au point. La Presse médicale du 23 septembre 1918 publie un article de Sainton sur cette affection. Entre temps, un très grand nombre de communications sont faites sur ce sujet à la Société médicale des hôpitaux par des auteurs différents : P. Marie et Tetriakoff étudient les lésions de l'affection et leur siège. Chauffard et M'° Bernard relatent une observation caractéristique, Lortat-Jacob et Hallez analysent les signes oculaires.
En Angleterre, Hall, Harris, signalent des cas d'association de lésions oculaires et d’ensommeillement. Batten et G. Süll étudient Paffection chez les enfants, Waïdya et S. Bombay analysent les humeurs dans cette maladie, A.-K. Chalmers, R.-M.-F. Picken et A. Mac-Lean relatent une épidémie qui a sévi dans l’école industrielle ét sur le personnel ouvrier des usines de Glasgow. Enfin Netter, Caussade, Cruchet, Lereboullet, Lesné,
Claude, Sainton, A. Khouri, de Saint-Martin et Lhermitte, Elie May, en France, Ardin-Delteil, en Algérie, Anderson, Smith, Parkes-Weber et T.-H. Park, S.-A. Kiennier Wilson, A.-J. Rixle-Oxley relatent des cas nouveaux. Ainsi du reste que Serre et Brette, P. Marie et Me Levi, Grenet, Claisse, Lereboullet et Hutinel, F.-A. Fly, Bassoe, Pothier, Kennedy, Parkes-Weber, Kiennier Wilson, Carrol, Nesbitt, Pitres, Galtier, Audibert, Adreilades.