SOIR D'ÉTÉ
Soir de juillet. La fin d'un jour incandescent : Tel un grand lion roux qui regagne les plaines. Le roi dévorateur des midis sans haleines, Le Soleil, par delà les Atlas bleus descend.
Une lourde tiédeur pèse sur toutes choses. La lassitude immense règne ; dans les cieux, Clairs saharas semés de sables radieux, Les souffles de l'été dorment, les ailes closes.
138 l'ebjchantée
Une implacable soif plane en l'air desséchant. Toute sève est tarie aux veines de la terre; Sur les champs calcinés que rien ne désaltère. Une cendrô d'or mat flotte au bas du couchant.
Cependant que la Nuit, la sidérale aimée, Qui s'en revient des puits sonores de la mer, Indolemment gravit les marches de Féther Et répand la fraîcheur de son urne embaumée.
Tunis, 189k.
Lei La Ne Soi