‹ L'enchantéeChapitre 54 sur 67 · LU SUR UNE AMPHORE · texte numérisé non relu

LU SUR UNE AMPHORE

Aux champs campaniens que la mer tiède baise, Psylla, fils de Glonus, potier, dans le dessein D'imiter les contours élégants d'un beau sein, Modela savamment mon galbe dans la glaise.

Et, dans mes flancs chauffés et durcis à la braise. Un falerne fumeux, où l'âme du raisin Mettait une rumeur bourdonnante d'essaim. Fut enclos, sous le scel de BIbulus, l'an treize.

Qui que tu sois, buveur de ce nectar vermeil. Où sommeille la joie infuse du soleil Qui dora les coteaux du Vulturne sonore.

Hors le plaisir présent, sache que tout est vain, Que la vie est semblable à quelque frêle amphore. Et qu'il faut se hâter d'en épuiser le vin.

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