‹ L'enchantéeChapitre 61 sur 67 · PANNEAU RENAISSANCE · texte numérisé non relu

PANNEAU RENAISSANCE

Sous le feuillage bleu des trembles d'Italie

Une rivière coule en un lit large et bas ;

Un jour mauve, tombant du ciel qu'on ne voit pas,

Pleut en fine lueur sur son onde polie.

Au lointain de ses bords, sur l'arène aplanie, Un bois sacré s'épand en ombrages lilas. Où des nymphes et des faunes règlent leurs pas Aux accords mesurés des lyres d'Ionie.

Par le fleuve, une nef dont la voile est de lin, Et que gouverne en poupe un cupidon malin,. Comme un grèbe fuyard, silencieuse, glisse.

Et trois éphèbes nus, semblables à des dieux, Regardent, renversée en l'eau profonde et lisse,. Cheminer la lueur de leurs corps radieux.

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