‹ L'encyclique du 8 décembre 1864 et les principes de 1789;Chapitre 1 sur 219 · L'encyclique du 8 décembre 1864 et les principes de 1789; · texte numérisé non relu

L'encyclique du 8 décembre 1864 et les principes de 1789;

Cher fils, Salut et Bénédiclioii Apostolique. Nous Vous félicitons, cher (ils, de poursuivre avec ardeur le combat que Vous avez vivement engagé contre les erreurs dominantes, et d’avoir entrepris de montrer que, pour les nations ébranlées, le seul espoir brille dans la religion et la justice, dont nous avons exposé , et défendu les enseignements l’année dernière par Notre Lettre Encyclique et par le Syllabus ou résumé des erreurs condamnées. Nous aurions certes désiré

l'iLS 1*. l>. IX,

Dilectc Fili, Saluteni et Apostolicam lieiiedictioiiem. Gratulamur Til)i, dilecte tlli, qu6d pugnam adversùs gliscente* errores alacriter initam strenuè prosequaris; et osicndeiidum susceperis, unam salutis spem quassatis geiitibus alTuIgere in religione et justitili, quaruni documenta præterito anno labente per Encyclicam Epistolaiu Nostram tradidimus, et peradjectum ei Syilabum proscriptorum errorum ab inanibus inipüsque commentis vendi cavimus. Cupiisseinus utique lucubratioiiem Tuant perlegerc ; at quanu|uàni curis iuipediti Nostris vix hactoiiùs sunima

lire entièrement Votre travail ; mais, quoique empêché par Nos occupations, Nous n’ayons pu, jusqu’à présent, que parcourir les commencements des chapitres et jeter rapidement les yeux çà et là, cependant. Nous avons remarqué que Vous avez surtout marché guidé par l’histoire, et appuyé sur l’expérience des siècles, lit certes c’est avec raison; car celui qui recueille le souvenir des événements passés, qui pèse attentivement leurs causes et examine comment ces causes et leurs effets sont liés, remarque sans peine que, constamment, la condition des peuples a été prospère ou malheureuse, selon qu’ils se sont montrés obéissants à l’autorité et aux enseignements de l’Église, ou que, les dédaignant, ils se sont éloignés de la voie de la justice. En effet, il ne saurait tromper cet oracle divin : « La justice élève les nations ; mais le péché « rend les peuples malheureux. » Aussi l’autorité de l’Église, à laquelle la garde des lois éternelles de la .

capituui lummata obire et liùc illùc uculus cursiin conjicere potuuriiiius, indè tamen accepimus, Te, historiâ potissimùm duce et sæculorum experientià fretum incessissc. Et scitè sanè : nam qui pronteritorum eventuum niemoriam recelât , eorumque causas attentiùs expeudat, et nexum inter ipsas et cflectus intercedenteiu cousideret, facilè animadvertet, prosperam aut iniseram constanter factani esse iiationum conditionem, prout illæ se obsequenics exhibuerunt Ecclesiæ auctoritati et docuinentis, vel iis posthabitis à vià justitiæ recesserunt : Tallere enini nequit diviuum oraculum : Justitia elevat gentes; miseras aulem facit populos peccatum. Magisterium itaque Ecclesiæ, cui æternarum justitiæ legum custodia et veritatis doctrina crédita est, non inodô in religionis utilitatem cedere, sed et in civilis

justice et l’enseignement de la vérité sont confiés, n’agit pas seulement pour l’utilité de la religion, mais encore pour la défense et le progrès de la société civile; les périls et les maux qui la menacent ne peuvent être conjurés que si elle désapprouve ce que l’Église condamne , et accepte sincèrement ce que l’Église ordonne. Or, comme cette étude est trè.spropre à dissiper les ténèbres qui obscurcissent les esprits, et à ramener ceux qui sont dans l’erreur à une doctrine plus saine. Nous avons trouvé tout à fait recommandable le but de Votre travail, et Nous l’avons reçu avec une très-grande satisfaction. Pour Vous en donner l’assurance et, comme gage certain de Notre bienveillance particulière. Nous Vous accordons de tout cœur la Bénédiction Apostolique.

Donné à Rome, auprès de Saint-Pierre, le 7 octobre. De notre Pontificat, l’année X\.

PIF. IX, Pnpf.

societatis tutclamct incroinentum ; nnc alilt-r iiigruontia poricula et mala ab ipsi averti posse, qiiàni iis improbatis, aut ex anime exceptis qusD Eeclesia coiidemnat aut præripit. Ilæc’ vcro cuiii accommoclatisaima sint (iiscutienda» caligini mentibus offusa;, reducendisque ad saniorem sententiam eirantibus, operis Tui propositum plané rommendandnm dnximiis, ejusquc exemptai' gratissimo cxcepimus anime. Quod ut Tibi certiùs pateat, indubiumque habeas pr^ecipua» bcncvolontiæ Nostra’ pignus, Apostolicain Tibi Benedietionem peramanter impcitimus.

Datum Roma' apud S.-Petrum die 7 octobris 1X0*1. Pontificatùs Nostri anno XX.

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