‹ L'encyclique du 8 décembre 1864 et les principes de 1789;Chapitre 153 sur 219 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

St^.PARATION DE L’ÉGI.ISE ET DE L’ÉT'AT*.

La lumière se fait autour de nous. Aujourd’hui, une foule d’esprits sincères en sont déjà venus à proclamer la sainteté et la grandeur morale de Pie IX, la nécessité de son pouvoir temporel et la supériorité du catholicisme. Beaucoup d’autres commencent à reconnaître l’étroite solidarité des intérêts religieux et des intérêts politiques et sociaux : ils pressentent que la victoire et la prééminence de la religion vraie pourra seule donner le secret de toutes les libertés. Pourtant, on hésite à faire le dernier pas. Pour échapper à une profession de foi catégorique, et aux conséquences qu’elle entraîne, on se fait, contre la vérité et contre la liberté, un dernier retranchement de faux libéralisme, derrière lequel on accumule les arguments les plus ingénieux, les raisons les plus touchantes, et toutes les armes d’une résistance désespérée.

Laissant aux théoriciens le terrain des principes, on se transporte habilement dans le domaine des

i. Prop. 55, 77, 78 et 70.

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