‹ L'encyclique du 8 décembre 1864 et les principes de 1789;Chapitre 83 sur 219 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

patriotisme ; mais, être conquis et immoler sa foi au destructeur de sa patrie, c’en est trop. Aussi la Pologne puise-t-elle dans son catholicisme une indomptable énergie pour protester contre l’oppression ; et, quand la Russie veut aller à la source de cette admirable force de résistance, elle sent qu’elle est à Rome et dans l’àme des prêtres romains. Tant que la Pologne sera catholique, on pourra l’exterminer, mais non l’assimiler.

En effet, qu’est-ce que la vie nationale, ce trésor qui est la joie et l’orgueil du citoyen , sinon cette mystérieuse unité de croyances, de traditions, de luttes et de souffrances, qui d’un peuple ne fait plus qu’une grande famille? Prépondérante dans cette genèse nationale, la religion, quand elle varie ellemême, forme des peuples ennemis à jamais irréconciliables. Seule, la religion catholique a élevé côte à côte des peuples frères, capables de se respecter, de s’unir et au besoin de se fondre complètement.

Au dedans et au dehors, le schisme est la négation de cette liberté nationale. 11 est à la fois l’exploitation de la vérité au profit d’une nation, qui veut dominer les autres, et la confiscation de l’autorité spirituelle au profit du pouvoir civil, qui devient par cela même absolu. La pragmatique sanction deRourges, la déclaration de 1682, et plus tard les articles organiques n’ont été que les velléités schismatiques et autocratiques de Charles Vil, de Louis XIV et de Napoléon I". Schisme et autocratie sont .synonymes.

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