‹ L'Encyclique: Les Principes de 1789Chapitre 18 sur 51 · Prop. 19. 25 et 30. — 2. Prop. 38 et · texte numérisé non relu

Prop. 19. 25 et 30. — 2. Prop. 38 et

aux Papes la pauvreté et la souveraineté purement spirituelle de Jésus-Christ, et ils soutenaient déjà que, dans leur intérêt, les ministres sacrés de l'Église et le pontife romain‘ doivent être exclus de tout domaine sur les choses temporelles; que non-seulement on peut mettre en question ? la souveraineté temporelle du Saint- Siége, mais que l’abrogation* de ce pouvoir servirait beaucoup à la liberté et au bonheur de l'Église.

« Le Souverain Pontife, écrivait un agent de Philippe le Bel, est tellement occupé et surchargé du soin des choses spirituelles qu'il ne peut, sans préjudice pour elles, vaquer utilement aux soins de son temporel. En considérant ce qui, dépenses et charges réduites, reste au Pape sur le revenu de ses domaines, il vaudrait mieux les donner à bail emphytéotique perpétuel, à quelque grand roi ou prince, sous les meilleures conditions que faire se pourrait, moyennant une pension annuelle, payable à perpétuité dans tel lieu du patrimoine ainsi cédé que le futur Pape jugerait à propos de choisir. Ainsi le Pape, qui doit être le promoteur et l’auteur de toute paix, n’exciterait plus de guerres, ne songerait plus à amasser des trésors; rien ne le détournerait de ses devoirs spirituels, et il pourrait mener, avec la grâce de Dieu, une vie à la fois contemplative et active. »

Quel était le prince qui consentirait à rendre au Pape

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