EXERCICES SUR LA FORMATION DU FÉMININ DANS LES ADJECTIFS
Écrire au féminin les mots en italiques :
Bon renommée vaut mieux que ceinture dorè.
— La femme taije a cherché la laine et le lin, elle a travaillé d'une main tage et ingénieux. — La grotte de Calypso était taillée dans le roc, en voûte ]>lein de rocaille* et de coquilles. De là on découvrait la mer, quelquefois clair cl uni comme une glace, quelquefois follement irrité contre les rochers. — La voie de la perdition est large, celle de la vertu est étroit et hèrissède ronces et d'épines. — L'eau froul et glacé constitue un tonique assez puissant. — C'est une vérité reconnu de tout temps que Home a dû l'empire du monde à sa piété envers les Immortels. — Si la muse saint soutenait mon génie, si elle m'accordait un moment le chant du cygne ou la langue dorè du poète, qu'il me serait aisé de redire dans un touchant langage les malheurs de la persécution I — Ma robe nuptial n'est pas aussi éclatant ; mais elle plaira peut être davantage à mon époux, parce que c'est une robe chrétien. — J'étais semblable à la tendre génisse sorti du fond d'une grotte, errant sur les montagnes et nourri au son des instruments champêtres. - Que j'aime à voir la mer furieux et mugissant! — Une peino est d'autant plus cruel qu'elle n'est point partagé. — Une douleur éternel rongeait Prométhée attaché à son rocher. — Est-il une affliction pareil à celle d'une mère à qui on a ravi son enfant? — On aime à boire le vin qui pétille dans une coupe vermeil.
— L'histoire ancien nous onre de belles actions à imiter. — La foi chrétien soutient dans l'adversité ceux qui la possèdent. — Une main mignon s'était étendue sur mes yeux. — Une gros sottise se pardonne plutôt qu'une noir méchanceté. — Une épais couche de neige couvrait la terre. — Une jeune fille niais déplaît moins qu'une sot. — Un certain homme avait trois filles, toutes trois de contraire humeur; une buteur, uno coquet, la troisième avare parfait. — Une robo neuf a été remise à chacune des orphelines. La pauvre enfant avait à peine do quoi pourvoir à sa subsistance.
— Uno joie naïf était peinte sur la figure de ces pauvres enfants. — Il faut distinguer la syllabe long de la syllabe bref. - Chaque dent incisif
coupe comme une lame de couleau. — Dos Turcs à la mine rébarbatif débarquèrent sur le riva^o.
— Quelle leçon instructif le mailre nous a donnée!
— Une imagination incentif n'est pas toujours accompagnée d'un jugement bien sain. — Heureux la femme qui se plail dans son intérieur! — Une voix caverneux dénote une poitrine fatigué. — Une plaine sablonneux bornait l'horizon de toutes parts. — Il n'y en a pas pour sa dent creux. — Que de personnes ont parcouru la voie douloureux! — Une barbe roux tombait sur la poitrine t\»/n du guerrier. — Une voix doux nous appel;) trois fois. — La faux vertu est appelée hypocrisie.
— Une eu-ttx amitié semble toujours noureau. — Un beau appartement s'offrit à nos regards. — Un noureau horizon s'ouvrit à nos yeux. — Une fou ardeur nous précipita dans la mêlée. — Une won apathie succéda tout à coup à une activité fiévreux.
— La robe blanc du néophyte recouvrait ses épaules. — Une franc confession de vos fautes vous évitera tout châtiment. — Quand on remplit une fonction putWic on se doit à tout le monde. — La langue grec est peut -être la plus beau que les hommes aient jamais parlée."
Hauvion jeune.
DICTÉE D'ORTHOGRAPHE l SI ELLE
l'institut de pvtiiagobe.
Les disciples, qui vivaient en commun, se levaient do très-grand matin. Leur réveil était suivi de deux examens, l'un de ce qu'ils avaient dit ou fait la veille, l'autre de ce qu'ils devaient faire dans la journée : le premier pour exercer leur mémoire, le second, pour régler leur conduite. Après avoir passé une robe blanche et extrêmement propre, ils prenaient leur lyre, et chantaient des cantiques sacrés jusqu'au moment où, le soleil se montrant à l'horizon, ils se prosternaient devant lui, et allaient chacun en particulier se promener dans des bosquets riants ou des solitudes agréables. L'aspect et le repos de ces beaux lieux mettaient leur âme dans une assiette tranquille, et la disposaient aux savantes conversations qui les attendaient à leur retour.
Elles se tenaient presque toujours dans un temple, et roulaient sur les sciences exactes ou sur la morale. Dos professeurs habiles en expliquaient les éléments et conduisaient les élèves la plus haute théorie. Souvent ils leur proposaient pour sujet de méditation un principe fécond, une
maxime lumineuse. Pythagore, qui voyait tout d'un coup œil, comme il exprimait tout d'un seul mol, leur disait un jour : Qu'est ce que l'univers? l'ordre. Qu'est-ce que l'amitié? l'égalité. Ces définitions subiimi s, et neuves alors, attachaient et élevaient les esprits. La première eut un tel succès qu'elle fut substituée aux anciens noms que les Grecs avaient jusqu'alors donnés a l'unit ci s. Aux exercices de l'esprit succédaient ceux du corps, lels que la course et la lutte ; et ces combats paisibles se livraient dans les bois eu dans les jardins.
A diner, on leur servait du pain et du miel, rarement du vin. Ceux qui aspiraient à la perfection ne prenaient souvent que du pain et de l'eau. En sortant de table, ils s'occupaient des affaires que les étrangers soumettaient à leur arbitrage. Ensuite, ils se réunissaient deux a deux, trois à trois, retournaient à la promenade et discutaient entre eux les leçons qu'ils avaient reçues dans la matinée. De ces entretiens étaient sévèrement bannies les médisances et les injures, les làcétics et les paroles superflues.
Revenus à la maison, ils entraient dans le bain, au sortir duquel ils se distribuaient en différentes pièces où l'on avait dressé des tables, chacune de dix couverts. On leur servait du vin, du pain, des légumes cuils on crus, quelquefois des portions d'animaux immolés, rarement du poisson. Le souper, qui «levait finir avant le coucher du soleil, commençait |«ir l'hommage de l'encens et de divers parfums qu'ils offraient aux dieux.
J'oubliais de vous diro qu'en certains jours de l'année on leur présentait un rejtas excellent et somptueux, qu'ils en repaissaient pendant quelque temps leurs yeux, qu'ils l'envoyaient ensuite aux esclave-, sortaient de table et se passaient même de leur nourriture ordinaire.
Le souper était suivi de nouvelles libations et d'une lecture que le plus jeuneélail obligé de faire, que le plus ancien avait le droit de choisir. Ce dernier, avant de les congédier, leur rappelait ces préceptes importants : « Ne cessez d'honorer les dieux, les génies et les héros ; de respecter ceux dont vous avez reçu le jour ou des bienfaits, et de voler au secours de lois violées. « Pour leur inspirer de pins en plus l'esprit de douceur et d'équité : « Gardez-vous, ajoutait-il, d'arracher l'arbre ou la plante dont l'homme retire de l'utilité, et de tuer l'animal dont il n'a point à se plaindre. »
(iiautmki.emv. Voyage d'Anacharsi*.)
PREMIERS EXERCICES DE STYLE
Vieux français à rajeunir.