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EXERCICES SUR LA FORMATION DU FEMININ DANS LES ADJECTIFS (SUITE

Écrire au féminin les mots en italique :

N'écoutons pas la voix menteur qui nous crie intérieurement que nous valons mieux que les autres hommes. — L'adversité a été bien souvent l' instituteur des grands hommes. — Circé V enchanteur avait fasciné complètement les compagnons d'Ulysse.— Dans ce procès, la demandeur a été déboutée de ses prétentions, la défendeur a fait trouver justes toutes les raisons qu'elle a exposées devant les juges.

Nous avons au dedans do nous-mêmes une consciencearcuWe^rqui.nous avertit quand nous nous écartons de la bonne voie. — Toute personne qui se prétend connaisseur ne doit pas juger à la légère. — Jésus-Christ lui-môme a pardonné à Madeleine la pécheur. — Les ptérodactyles ont vécu à une époque antérieur à la création de l'homme. — Parce que vous êtes dans une condition inférieur,

ce n'est pas une raison pour vous plaindre de votre destinée, qui est meilleur, à tout prendre, que celle do beaucoup de vos semblables. — En France, îa femme est majeur à l'âge de vingt et un ans. — Tout syllogisme se compose de trois propositions : la majeur, la mineur et la conséquence. — Les biens de la mineur ont été loués à la criée. — Après celto vie de tribulations, espérons-en une meilleur dans un autre monde. — J'ai reçu votre lettre à une date postérieur a celle que vous m'indiquez. — Cet auteur était doué d'une raison supêritur à celle de ses contemporains. - Pendant tout le voyage, nous avons traversé une frais vallée, arrosée de nombreux cours d'eau ; la route ne nous a pas paru long, tant nous jouissions à chaque instant d'une vue enchanteur. — Une affiche de forme oblong avait él«S apposée sur les murs de la \ ille. — On sentait partout la bénin influence d'une divinité bienfaisant. — Remettons la somme en litige entre les mains d'une tiers personne. — Dès que cette femme s'est aperçue que ses détestables projets étaient bien connus, elle est demeurée toute coi. — Ma chienne favori passe toutes ses nuits à la porto de ma ch.imbrc. — Cette femme, qui affecte dts airs de devin, s'était- elle doutée hier qu'elle se casserait la jambe aujourd'hui? — Madame Yambassadeur d'Angleterre est partie aujourd'hui pour les eaux. — La gouverneur des enfants de France est digne de la haute position qu'elle occupe. — Monsieur, lui dit Nanetle, je suis votre serviteur. — La femme auteur doit avoir beaucoup de modestie si elle veut se faire pardonner d'exercer une profession qui convient plus spécialement aux hommes.

Hacvion jeune.

DICTÉE D'ORTHOGRAPHE USUELLE

l'institut de pythacore (suite).

Retirés chez eux, ils se citaient à leur propre tribunal, repassaient en détail et se reprochaient les fautes de commission et d'omission. Après cet examen, dont la constante pratique pourrait seule nous corriger de nus défauts, ils reprenaient leurs lyres et chantaient des hymnes en l'honneur des dieux. Le malin, à leur lever, ils employaient l'harmonie pour dissiper les vapeurs du sommeil; le soir, pour calmer le trouble des sens. Leur mort était paisible. On renfermait leurs corps, comme on fait encore, dans des cercueils garnis de feuilles de myrte, d'olivier et de peuplier, et leurs funé-

railles étaient accompagnées de cérémonies qu'il ne nous est pas permis de révéler.

Pendant toute leur vie, deux sentiments, ou plutôt un sentiment unique devait les animer, l'union intime avec les dieux, la plus parfaite union avec les hommes. Leur principale obligation était de s'occuper do la Divinité, de se tenir toujours en sa présence, de se régler en tout sur sa volonté. De là ce respect qui ne permettait pas de mêler son nom dans leurs serments, celto pureté de mœurs qui les rendait digne* do ses regards, ces exhortations qu ils se faisaient continuellement de ne pas éloigner l'esprit de Dieu qui résidait dans leurs âmes, cotte ardeur enfinavoc laquelle ils s'appliquaient à la divination, seul mojeri qui nous reste de connaître ses intentions.

De là découlaient encore les sentiments qui les unissaient entre eux et avec les autres hommes. Jamais on ne connut, on ne sentit l'amitié comme Pylhagore. Ce fut lui qui dit le premier ce mot, le plus beau, le plus consolant de tous : Mon ami est, un autre moi-même. En effet, quand je suis avec, mon ami, je ne suis pas seul, et nous ne sommes pas deux.

Comme dans le physique et dans le moral il rapportait tout à l'unité, il voulut que ses disciples n'eussent qu'une moine pensée, qu'une seule volonté. Dépouillés de toute propriété, mais libres dans leurs- engagements, insensibles m la fausse ambition, à la vainc gloire, aux petits intérêts qui, pour l'ordinaire, divisent les hommes, ils n'avaient plus à craindre que la rivalité do la vertu cl l'opposition du caractère. Dès le noviciat, les plus grands efforts concouraient a surmonter ces obstacles. Leur union, cimentée par le désir de plaire à la Divinité, leur procurait des triomphes sans faste et de l'émulation sans jalousie.

Ils apprenaient à s'oublier eux-mêmes, à se sacrifier mutuellement leurs opinions, à ne pas blesser l'amitié jwr la défiance, par les mensonges, même légers, par des plaisanteries hors de propos, par dcà protestations inutiles.

Ils apprenaient encore à s'alarmer du moindre, refroidissement. Lorsque, dans ces entretiens où s'agitaient des questions do philosophie, il leur échappait quelque expression d'aigreur, ils ne laissaient pas coucher le soleil sans s'être donné la main en signe do réconciliation. Un d'eux, en pareille occasion, courut chez son ami, et lui dit : a Oublions notre colère, et soyoz le juge de notre différend. » « J'y consens volontiers, rcprilcc dernier; mais je dois rougir de ce qu'étant plus «1gé que vous, je ne vous ai pas prévenu. »

(Barthélémy. Voyage d'Anacharsis.)

PREMIERS EXERCICES DE STYLE

LETTRE DE GRANOGOUStER A GARGANTUA (CORRIGÉ.)

C'eût élé pour moi un devoir de te laisser longtemps encore dans lo repos que tu goûtes au sein do la philosophie; tes ferventes études le voulaient ainsi et je l'eusse fait assurément, si la sûreté de ma vieillesse n'eût été mise en danger par nosami>et nos anciens alliés, en qui j'avais placé ma confiance. Mais, puisqu'une fatale destinée veut que je soi» attaqué par ceux-mèmes sur lesquels je me reposais de préférence, force m'a été de l'appeler au secours des gens et dis biens qui te sont attachés par des liens naturels. Car, de mémo que les armes sont faibles au dehors si la prévoyant! n'existe pas a la maison, de même l'élude faile à contre-temps ne sert à rien, et l'on peut appeler inutile le dessein que l'on n'exécute pas courageusement cl en temps opportun.

Jo n'ai pas l'intention de provoquer , mais d'apaiser ; je n'aliaquerai pas, mais je défendrai ; je ne veux pas faire de nouvelles conquêtes, mais soulement garder mes fidèles sujets et les bienfqui me sent héréditaires. Ces biens, Picrochole les a hostilement envahis sans motif et sans occasion . et chaque jour il poursuit sa furieuse entreprise, en commettant des excès que ne peuvent supporter dos hommes libres.

Je me suis donc mis en devoir d'apaiser la colère de ce tyran ; dans cette intention, je lui ai offert tout ce «juo je pensais devoir lui être agréable. A plusieurs reprises , je lui ai envoyé amicalement demander en quoi, par qui et comment il se sentait outragé. Mais il ne m'a répondu qu'en mo montrant une défiance calculée cl en prétendant avoir droit sur mes terres.

Par là j'ai vu que le Dieu éternel l'a abandonné à lui-même et à ses penchants qui ne peuvent être que pervers si la grâce divine cesse de les diriger. C'est pour retenir cet homme dans lo devoir et le ramener dans le vrai que Dieu me l'a envoyé ici dans des desseins hostiles.

Cependant, mon fils bien-aimé, lorsque lu auras pris connaissance de celte lettre, reviens lo plus tôt et le plus vite possible , afin de secourir non pas surtout moi (ce que cependant tu dois faire par pitié naturelle), mais les liens que lu peux sauver et préserver du danger. Nous combattrons en répandant le moins de sang qu'il nous sera possible. Autant qu'il sera en nous, nous emploierons des moyens plus efficaces, la prudence et la ruse ; [>ar là nous épargnerons nos ennemis et nous les renverrons joyeux dans leur patrie.

Mon très-cher fils, que la paix, du Christ, notre

Rédempteur, soit avec toi. Salue pour moi Ponocrato, Gymnaste et Eudémon.

Ton père, Grandgousier.

Ce ÎO septembre.

Hauvion jeune.

COSMOLOGIE

OU GÉOGRAPHIE SUPÉRIEURE

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