DES FONCTIONS DE NUTRITION
. Les fonctions qui ont pour objet de concourir à la nutrition du corps, sont : 1° la digestion; 2" w respiration ; 3* la circulation ; 4° la cahrification ; 5° l'exhalation ; 6» la sécrétion ; 7» rabsorption ; 8» f assimilation ; 9° l'excrétion.
De la digestion.
La digestion a pour but de transformer les aliments en un suc qui puisse, par un travail ulté rieur, devenir partie intégrante du corps des animaux.
La digestion s'effectue dan3 une cavité du corps appelée car-if* digestive. La forme et la disposition de celle cavité varient beaucoup dans les différentes classes d'animaux. Chez les animaux, dont l'organisation est la plus simple, la cavité
digcstive se réduit à un sac pourvu d'une soûle ouverture, servant à la fois à l'introduction des aliments, et à l'expulsion des résidus du travail digestif.
Chez les animaux plus parfaits , tels que l'homme, et en général tous les vertébrés, la cavité digestive devient un véritable tube, ouvert à ses deux extrémités. Presque toujours, ce tube est loin d'avoir, dans toutes ses parties, un diamètre uniforme : tantôt, il présente des élargissements considérables; tantôt, des rétrécissements bien marqués. Chez l'homme, l'ouverture supérieure du tube digestif, celle par laquelle a lieu l'introduction des aliments, est la bouche. Viennent en- |uile le pharynx ou arrière-bouche; l'œsophage, tube cylindrique de moyenne grosseur; Y estomac, grand sac ayant à peu près la forme du vieil instrument de musique connu sous le nom de cornemuse ; Y intestin grile, ainsi nommé à cause de son petit diamètre; enfin, le gros intestin, qui forme la dernière partie du tube digestif, et se termine à l'ouverture anale, par laquelle est rejetée au dehors la portion des aliments impropre à la nutrition.
En parcourant les diverses parties du tube digestif que nous venons d'énumérer, les aliments éprouvent de nombreuses et importantes modifications, dont la considération permet de distinguer dans lo phénomène de la digestion plusieurs actes distincts, savoir : 4« la préhension des alimente; J° la mastication ; 3° Yinsalication ; 4° la déglutition; 5o la chymification ou digestion stomacale; 6° la chylification ou digestion intestinale; 7° la défécation; 8° l'absorption du chyle.
Préhension des aliments. — A proprement parler, la préhension des aliments no lait point partie des actes dont l'ensemble constitue la digestion ; ce n'est qu'une préparation à ce dernier phénomène. La préhension des aliments a pour but de porter dans la bouche de l'animal les substances dont il doit se nourrir. Des organes variés sont appropriés à cet usage chez les divers animaux : par exemple, l'homme se sert de ses membres antérieurs pour porter les aliments à sa bouche; le singe fait de même; le chat également; l'éléphant se sert de sa trompe qui, chez lui, n'est qu'un prolongement considérable du nez.
Quoi qu'il en soit, un grand nombre d'animaux, au lieu de se servir d'un organe particulier pour introduire dans leur bouche les matières alimentaires, saisissent purement et simplement celles-ci avec leurs lèvres ou avec leurs mâchoires. Aiusi fait le chien, par exemple.
Mastication. — Les aliments, une fois introduits dans la bouche, ont besoin d'être divises en petites parties, aûn que les divers liquides employés à la
Celle division n'est qu'un acte mécanique. Elle s'opère au moyen do petits corps très-durs, assez semblables à des os, et que I on nomme dents. Le mot dent est liré médiatemenl d'un mot sanscrit, qui signifio manger. Les dents sont implantées dans l'épaisseur de deux os, connus de tout le monde sous le nom de mâchoires. Chaque dent préscnlo trois parties : <•> une partie visible, qui dépasse la gencive, et que l'on nomme couronne; 2<> une ligne circulaire étranglée, séparant la partie visible de la dent de la partie invisible ; c'est le collet; 3o une partie invisible, en quelque sorlo souterraine, enfouie dans une cavité de la mâchoire appelée alvéole; celte troisième partie de la dent en a été appelée la racine.
Les deux mâchoires sont recourbées en fer à cheval ; on les dislingue en supérieure et en inférieure. Chez l'homme et chez tous les animaux dont l'organisation se rapproche de la sienne, la mâchoire supérieure est fixe, et la mâchoire inférieure est niQhile ; celle-ci est mémo tout à fait isolée du squelette ; mais des muscles la rattachent aux os de la face. Ce sont ces muscles, sortes de lanières de chair élastiques, qui, en Rallongeant ou en se contractant, éloignent ou rapprochent la mâchoire inférieure de la supérieure, ouvrent ou ferment la bouche.
Le nombre, la rorme et la force des dents sont, pour chaque animal, appropriés au régime alimentaire qui lui convient. L'homme, à l'état adulle, a trente-deux dents, seize en haut et seize en bas. Les dents correspondantes de ces deux rangées se ressemblent à très- peu près.
A la partie antérieure de chacune des deux mâchoires, on trouve quatre dents, tranchantes comme des lames de couleau, et auxquelles on a donné le nom d'incisives, du mot latin incidere, qui veut dire couper. Les deux incisives du milieu sont dites incisives moyennes; les deux autres in- ' eisives latérales. La partie tranchante de ces dernières est un peu plus large que la partie analogue des premières.
Pour chaque mâchoire, à droite et à gauche des incisives, on trouve une dent plus forte que cellesci, les dépassant souvent un peu, et terminée par une pointe conique qui parait comme émoussée. Cette dent a reçu lo nom do canine. Ce nom vient du mot latin canis, qui signifie chien, et il a été donné aux dents canines, parce que ces dernières présentent une ressemblance frappante avec les dents du chien. Comme il y a deux canines à chaque mâchoire, une de chaque côlé des incisives, il y en a donc en tout quatre.
Après les canines, en se dirigeant toujours d'avaot en arrière, on trouve, de chaque côté, cinq grosses dents appelées molaires,àa mot latin mola, qui signiûe meule de moulin. C'est avec ratson que