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MO L'ENCYCLOPÉDIE DES ÉCOLES

viroles se voient sur notre planche (flg. 44, 4 5 et 43). Deux représentent assez bien un champignon dont la tige serait creuse. La troisième offre des formes un peu plus compliquées. Toutes les trois sont percées latéralement d'un trou destiné sans doute à recevoir le clou qui devait les attacher au bois.

Bracelets celtiques. — Tous les Gaulois, quelle que fût leur condition, portaient un bracelet au poignet ou au-dessus du coude. Selon la fortune du personnage, ce bracelet était en or pur ou on bronze. Nous avons représenté (fig. 7 et 8) deux de ces bracelets en bronze. Ils sont composés d'une seule pièce de métal coulé. Les uns sont complètement lisses et dépourvus de tout ornement ; les autres, et ceux que nous avons figurés sont de ce nombre, se trouvent littéralement couverts de stries et de lignes qui s'entrecroisent artistement. On a cité aussi des bracelets constitués par une série de globules arrondis. Enfin, il y en a en verre de couleur, en jais et môme en bois. Dans un tombeau celtique, découvert en Suisse, on a trouvé un bracelet d'or figurant un serpent, et faisant dix tours en spirale autour de l'avantbras d'un squelette. Ce bracelet était encore dans la position où on l'avait mis au moment de l'ensevelissement du mort.

Ceintures de métal. — Tous les peuples de race celtique se serraient la taille au moyen d'une ceinture ou chaîne en métal, qui servait en même temps à retenir les braies et remplissailainsi l'office de nos bretelles. Les Celtes de l'Ile de Bretagne, beaucoup plus arriérés en civilisation que ceux du continent, allaionl entièrement nus. Ils semble donc que le ceinturon ail dû être pour eux un ornement superflu; mais il n'en était rien. Tous se ceignaient le corps d'un cercle de fer qui était l'indice de leur dignité d'hommes libres. Ils eussent rougi de paraître devant leurs concitoyens sans porter cette sorte de décoration. Depuis quelques années, on a découvert en France plusieurs ceintures gauloises en or pur. Nous en mentionnerons seulement trois des plus remarquables : l'une, qui mesure un mètre de longueur et que l'on conserve actuellement au cabinet des médailles de la Bibliothèque impériale de Paris, a été trouvée à Saint-Leu d'Esserent, près de Creil; une seconde, pesant 350 grammes, a été découverte en 484* à Flamanville, près do Cherbourg; enfin la troisième ceinture, provenant des fouilles faites à Cesson, se voit aujourd'hui au musée de Cluny. Elle a 4™30 de longueur et pèse 388 grammes. Quintilien rapporte qu'Auguste ayant définitivement organisé l'administration des Gaules, les habitants de cette contrée, pour l'en remercier, lui envoyèrent, entre autres présents, une ceinture d'or pur semblable à celles que l'on

portait dans leur pays, mais qui pesait 400 livres. On connaît une statuette représentant un Gaulois vélu de ses braies, fixées autour de ses reins au moyen d'une ceinture métallique ayant la forme d'un serpent qui se mord la queue. Néanmoins les ceintures gauloises étaient plus souvent analogues à une corde de chanvre qu'à un anneau massif. Aussi les Romains donnaient-ils à la ceinture gauloise le nom de torques, du mot latin torquere, tordre. Quant aux Gaulois, ils désignaient cet ornement national sous le nom de eartamera.

Colliers celtiques. — Les Romains appelaient aussi torques le collier que tous les Gaulois indistinctement portaient au cou. Ce collier était d'or chez les riches, et de bronze chez les pauvres. Tantôt il était composé d'anneaux métalliques de diverses grandeurs entrelacés les uns dans les autres; tantôt il était formé d'un grand nombre de globulesmétalliques juxtaposés; d'autres fois encore le collier gaulois présentait la plus grande analogie avec les bracelets dont nous avons déjà parlé. Lorsqu'un Romain tuait un chef gaulois dans un combat, il no manquait jamais de le dépouiller de son collier d'or et de s'en parer comme d'un trophée. Tout ce que nous venons dédire prouve combien nos ancêtres aimaient la parure. « Tous les Gaulois qui sont revêtus de quelque dignité, dit Strabon , portent des ornements d'or, tels que des colliers et des bracelets ; ils portent aussi des habits de couleur travaillés en or. » Virgile, en parlant de la prise de Rome par les Gaulois, s'exprime en ces termes dans l'Énéide : a Ainsi que leurs habits, leur chevelure est d'or. On voit briller leurs petites sayes rayées ; l'or entoure leurs cous blancs comme le lait. Chaque guerrier fait étinccler dans sa main deux javelots des Alpes, et un long bouclier protège tout son corps. »

Merlbtte et Hauvion aîné.

ANNONCES

Nouvelle grammaire française, par E. A. Chabert, agrfgù de l'Université, inspecteur de l'Académie de Grenoble, en r&idence à Gap, auteur de la Noueelle méthode pour faire les thèmes grées et du Guide pratique de C Instituteur et de C Institutrice.

En vente : chez Paul Dcpoxt, imprimeur-libraire, rue de Grenclle-Saint-Honord, 45, à Paris.

Le Dirtcteur-Gérant,

A. SIERLETTE.

Imprimerie dt L. Toixos «l O, t Saiui-Gena»».

!" Année.

iî MARS 180.3.

No 16

JOUINH

DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ET DE L'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL

mui BOUS U MM0TIOI 61

M. A. MERLETTE

i'Àj* de î'ice:» Bons»:» de VttsaiHes, ancien maître répétiteur a ladite Écot», ancien directeur tant École primaire supérieure

Eureau d'abonnement, à Paris, rue Saint- Jacques, 228, au fond de la cour

I/?»tTcinrl:ii ris Écoiis paraît toos les dim«r.cb«s; îfcsque i uc«rc conuet.t i 6 pj«*s iL-â d irafrasjioù 1 2 ioloao« et im-3 l"-t<l. bhofraphice.

Prx ri l'oomwtsj :

Ponr la France, un an. H fr. ; eii mois, 6 fr. — Pour l-Anî:*;*a». ir.. .i:;, iO îr. — Ponr ir-uie mu< d'stioetioc, il

J.o.'. v'.a-, Pru d'un ni-ffiéro Isolé. 60 centimes.

la pru des aKamemon'.s doit être payé d'avance en un min- ■ s: sur pr;t« adre::;4 par>::r« atïieaclue à 11. Mmxhti, dijîc.eur de l'EicictOPtaii tu Écou», nie Saint-Jacques, 8S8,

4 Pars.

Les abor.aeramj panent do mois de décembre. Itf per5gr1r.es ij-ii i'at -rjc»nt dan» te courant de l'année, rt» cciTeat immédiatement le> numéros qui ont dé;a paru. AEDocces d'ouvrages classiques. 1 (r. 50 la llçts.

SOMMAIRK.

llrammair* frnnçahr : CinjugiUon du verbe auxiliaire Avoir. — Victt» d'orlMographe usuelle: UarinoMet éli' indilaiir» île» plante» a»ec l'eau cl l'ail'. — Pitmttrt txer- . ,U „9u , l'^rWoi.p-mwK tte la narration : le» ,é«**itttrtt tT Allait ; vkn\ Icac ui. a v. jruuii . — ( „tm->l,Kjir ou (iêcjraphit mpériet-rt. Lit )>l inc*.— //«foire <fr Fiwire • Omquèie drs Gaule» par t>»*r. — ■.ArithmitiqHt : 4c ce. ■le U iIivimou do uouibre* tnlK-rt. — UtomttrU tltmm- Itnte . Solution <|« problème» du dernier numéro; problcnu1* à r<*»<uidri*; mile de» Ihi-orcmc» »nr la cirtouffrrnc<flu cercle. — l'hyique : Hydrostatique ; «mdiliou» <IVi|ullilire d'un liquide pesant ; preition tur le IuimI d'un Ttchtu,loSie : Nnewùo drs feulements. — l'une/es : ArtlHuloQic nationale; bouclier* c»"'"'» , ornement» en or.

GRAMMAIRE FRANÇAISE

DU VBRB1Ï (SUITE).

Avant d'aborder la conjugaison des deux auxiliaires que la langue française emploie constamment, nous ferons une remarque relative à l'ordre dan> lequel on pourrait classer les différentes formes d'un verbe. Selon nous, les modes devant êlro subordonnés aux temps, on d vrail adopter, de préférence, le système de conjugaison que Burnouf a introduit dans renseignement des langues classiques, et qu'il a désigné sous le nom de conjugaison horizontale. Ce système, consiste à exposer successivement les diverses formes que

prend un même temps pour les six modes du verbe. Par exemple, s'il s'agit du temps présent, on fait d'abord connaître le prêtent de Vindicatif; de là on passe au prisent du conditionnel; puis, successivement, à ceux de Vimprrntifc du «wfrtonrtif, ilu ['infinitif et du participe. On s'y prend d'une manière semblable pour les six modes de chacun des autres temps. Celle manière de conjuguer les verbes présente des avantages sérieux dan* plusieurs langues de la famille indo-europcenn. Malheureusement, il no saurait en être de même en français, à cause de la pénurie qu'offrent les formes du passé au mode conditionnel, à l'infinitif et au participe. Après mûre réflexion, nous nou9 sommes décidé à présenter le tableau des conjugaisons dans l'ordre généralement suivi par tous l«*s grammairiens.

CONJUGAISON DU VERBE .AUXILIAIRE A Mode indicatif.

PRÉSENT

J'ai.

Nous avons.

Tu a«.

Vou* ave/..

lia.

Ils ont.

IMPARFAIT

J'avais.

Nous avions.

Tu avais.

Vous av iez.

Il avait.

Us avaient.

J'eus.

PASS*. BtFIRI.

Nous eûmes.

Tu eus.

Vous eûtes.

11 eut.

Us eurent.

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