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est identique au présent du subjonctif

IMPARFAIT

Que je fusse. Que nous fussions.

Que tu fusses. Que vous fussiez.

Qu'il fût. Qu'il» fussent.

PARFAIT

Que j'aie été. Que nous ayons été.

Que tu aies été. Que ayez été.

Qu'il ait été. Qu'ils aient été.

PtOS-OOE-PARFAIT.

Que j'eusse été. Que nous eussions été. Que tu eusses été. Que vous eussiea été. Qu'il eût été. Qu'Us eussent été.

Mode infinitif.

PRESENT

Être.

PASSÉ

Avoir été.

FtrrcR.

Devoir être.

PASSE

Été, ayant été.

FUTUR

Devant être.

REMARQUES SUR LA COMJCGAISOJf DU VMBB ETRE.

Ce qui rend en latin la conjugaison du verbe être irrégulière, c'est qu'il entre dans cette con-

jugaison doux radicaux différents: l'un appartenant à la forme Usé et l'autre à la forme fuere. Certains ternisse conjuguent en ajoutant au premier de oes radicaux les désinences employées ordinairement pour marquer les nombres et les personnes, tandis qfcc les autres temps, pour se former , font précéder ces mêmes désinences du radical fu, qui se trouve dans fuere. C'est bien pis encore en français : nous conjugons les divers temps du verbe être au moyen de trois radicaux ; les deux premiers sont les mêmes que ceux qui entrent dans la conjugaison latine ; le troisième est tiré du verbe latin ttare, qui signifie être de Soi»!, et qui était assez souvent employé dans un son» analogue à celui du verbe être par les auteurs latins, particulièrement par ceux qui vivaient à l'époque de la décadence. La conjugaison de l'auxiliaire français être se compose donc de formes provenant de trois verbes laLins : em, fuere et ttare.

Du présent de l'infinitif stare, nous avons fait successivement ester, ettre et être. La forme ester se conserva longtemps dans notre langue» cent-»* remment avec la forme abrégée ou syncopée être; mais l'on s'en servait rarement dans le sens d'être, et on l'employait le plus souvent avec la signification primitive du latin ttare, qui veut dire te tenir de bout, rester, t'arriter, demeurer, La forme ester est mémo demeurée dans certaines locutions qui appartiennent à la langue du pelais. On dit ester en jugement, ester à droit; cet infinitif ester s'est encoro conservé dans les verbes composés : rester et arrêter qui s'écrivait anciennement arresUr.

De l'accusatif du participe présent {latin ttantem, nous avons fait d'abord estant, puis étant.

De l'accusatif du participe passé ttainm, nous avons fait d'abord estet ou etted, qui sont devenus esté ou M.

Le présent de l'indicatif du verbe être se conjugue ainsi en latin: tum, et, est, sumus, estis, mnt. Do ces formes latines nous avons d'abord tiré les suivantes : je tui, tu es, il est, nous tûmes, vous estes, ils nuU. C'est de là que nous viennent les formes actuelles : je tuis, tu es, il est, nous sommes, vous êtes, ils sont.

Dans le tableau suivant, nous donnons, avec la forme latine de l'imparfait du verbe latin stare, toutes les formes secondaires par lesquelles la première est passée, avant de dovenir l'imparfait actuel du verbe être.

Imparfait.

Stabaji, esitve, etttw, esloue, ettoe, estoù, estoi,

estais et enfin fêtait.

Stasas, estwct, tstoves, esknus, est—, ettoies,

estoist et enfin U» était.

Stahat, eslécel, estant, estout, eslol, cstoil, et enfin il Hait.

Star.mil'?, esliomes, estions, et enfin nous rfionf .

Stabatis, estiets, estiez, cl enfin vous étiez.

Stabaxt, eslèvent, estocent, estouent, estoent, estoient, et enfin ils étaient.

Le passé défini provient du radical lalin fut. Voici le tableau des formes par lesquelles ce

temps est passé pour arriver ^ sa conjugaison

actuolle.

Passé défini.

Fui, fui, fu, et enfin je fus.

Fuisti, fuis, et enfin tu fus.

Fuit, fuit, et enfin il fut.

Fuiml's, fusmes, et enfin nous fîmes.

Fl'istis, fusles, et enfin vous fûtes.

Fb'ERCNT, feurent, et enfin ils furent. •

Le futur du verbe être, comme celui de tous lés autres verbes qui existent dans noire langue, a été d'abord formé do l'ancien infinitif ester, auquel on a ajouté le présent de l'indicatif de l'auxiliaire avoir. On a eu do la sorte: esterai, esteras, estera, esterons, par syncope pour esteravons, esterez pour esteravez, et esteront. Plus tard, le t qui enire dans ce futur n été remplacé par un s et on a eu : fesserai, tu esseras, il essera, nous esterons, vous esterez, ils esteront. Enfin, en faisant subir à celte dernière forme une apocope, c'est-àdire en lui retranchant la syllabe initiale es, on a ou le futur actuel : je serai, tu seras, il sera, nous serons, vous serez, ils seront.

Le tableau suivant montre comment de l'imparfait du subjonctif du verbe latin stare, on est successivement arrivé à notre conditionnel présent français.

Conditionnel misent

Starkm, estereie, esteroie,essereie, esseroie^ sertis, seroic, seroi, serois, et enfin je serais.

Stares, estereies, esteroies, esserois, strois, et enfin tu serais.

Staret, estereit, esteroit, esterait, teroit et enfin il serait.

Staremls, esteriomes, esseriomes, seriomes, et enfin nous serions.

Staretis, esteriets, esstriets, sériels, et enfin voua séries.

Starknt, estereint, esteraient, esseroient, seroient et enfin \\i seraient.

Lo présent de l'impératif a été emprunté tout entier à celui du subjouclif. Il cal : sois, soyons,

soyez.

En fiançai*,* le présent du subjonctif du verbe être provient du présent du subjouclif latin ayant pour radical celui que l'on tire pur apocope, du radical contenu dans esse. Voici lo tableau des

changements que ce temps a subis pour devenir ce qu'il est aujourd'hui :

Subjonctif présent.

Sut, seie, soie, soi, et enfin que je sois. Sis, seies, soies, et enCn que tu soit. Sit, seiet, soiet, et enfin qu'il soit. Sinus, soiomes, et enfin que nous soyons. Sitis, soiets, cl enGn que vous soyez.

Sixt, d'où est venu qu'ils soient.

En fiançais, l'imparfait du subjonctif du verbe être est tiré du plus-que-paifait du subjonctif latin. Il est formé au moyen du radical fu, venant de fuere. Voici le tableau doses variations.

Imparfait du Subjonctif.

FMssbm, fuisse, et enfin que je fusse.

Fuisses, fuisses, et enfin qbe tu fusses. FuisSet, fuist, f*st, et enfin qu'il fût. Fuisaiaivsj fuissiomes, fuissions, et enfin que nous fussions.

PcissKTis, fuissiets, et énûn que vous fussiez. Fuissent, fuisunt, et enfin qu'Us fussent.

EXERCICES FRANÇAIS

BXBRC1CES SUR LA FOU» ATI OU DU PLVRIEt. DA^S LUS ADJECTIFS (SOITB).

De petites causes produisent Souvent de grands effets. — Les personnes gaies communiquent leur gaieté à ceux qui les approchent. — Les gens habiles plutôt qu'honnêtes savent toujours tirer leur épingle du jeu. — Les caractères mous et apathiques ne sont pas roreiau temps où nous vivons; ils ne sont, hélas 1 que trop communs.— Les sots trouvent toujours do plus sots qui les admirent. — Les lieux saints ont été visités celle année par de nombreux pèlerins. — Des tigres aitèris de sang s'étaient jetés sur nos troupeaux. — Les cavaliers étaient vêtus do manteaux gris, et les fantassins portaient des ca.«aqt>es titugii. — Les gros vais* seaux échappent plus facilement aux tempêtes que les autres. — Les hommes heureux ne se doutent presque jamais de leur bonheur. — Les animaux hibernants ne sont plus gras quand ils sortent, au printemps, do leur sommeil léthargique. — Les contes nouveaux qu'a publiés notre libraire ont

été trouvés charmants par tout le moude Nous

avons loué de fort beaux appartements. — Les deux frères jumeaux que nous avons rencontrés se ressemblent beaucoup. — Les fonts baptismaux de quelques-unes de nos églises remontent au

Xe siècle. — Les quatre points cardinaux sont marqués sur cette carte. — Des poids égaux étant placés dans les deux plateaux d'une bonnebâlanco. il doit y avoir équilibre. — Les droits féodaux ont été abolis dans la plupart des contrées de l'Europe. — Les ornements épiscopaux que nous avons vus dans le trésor do la cathédrale sont de la plus grande magnificence. — On entend par péchés capitaux ceux qui sont la source de beaucoup à' autre». — Les peuples méridionaux sont plus enclins à l'oisiveté que ceux des pays septentrionaux, — Les verbes pronominaux sont ceux qui se conjuguent avec deux pronoms do la même personne. — Au moyen âge, des conciles nationaux ont été convoqués dans la plupart de nos villes importantes. — Les points lacrymaux sont situés au côté interne des deux yeux. — Les conseils amical* doivent étro pris en sérieuse considération. — Il y a des instants fatal» où l'homme voudrait n'être jamais né. — Des vents glacial» ont soufflé pendant toute la saison. — C'est à partir des instants initial» que l'on suppute la vitesse dans Ie9 diverses sortes de mouvements. — De grands airs théâtral» en imposent souvent à la multitude. — Des incisions cruciale» ont été pratiquées sur la poitrine de ce cadavre. — Dans les campagnes, les fêtes patronale» sont célébrées avec beaucoup d'entrain. — Les lois pénale» sont la sauvegarde de la société. — Des barres transversale» consolidaient la porte. — Les prières mentale» vont droit a la Divinité. — Les églises paroissiales de celle ville sont du plus beau style gothique. — Les' sciences expérimentales sont sujettes à l'erreur. — Dans un parallélogramme, les deux lignes diagonales se coupent en leur milieu. — Je rencontrai un vieillard qui revenait de chercher des plantes médicinales. — Les constellations zodiacales sont représentées sur le monument astronomique de Dcndérah.

Hàuvion jeune.

DICTÉE D'ORTHOGRAPHE USUELLE

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