Ce prince embrassa le christianisme, et la
plupart de ses sujets suivirent sot) exemple. A
celte époque la nation russe était partagée en trois
classes : la première était celle des boïards, issus
des conquérants et composant la noblesse. Le?
boïards étaient possesseurs du sol, et nul autre
qu'eux no pouvait occuper de hautes fonction*
dans l'Élat. La seconde classe comprenait les marchands et les hommes libres; la troisième était
formée par la réunion des esclaves et des débiteurinsolvables. Wladimir avait douze fds ; il donna à
chacun d'eux le gouvernement d'une province de
son empiie. Ce partage suscita des dissensions civiles. Iarosjaw, qui prit le titre do grand prince
en l'année 1018, donna des lois à ses sujets. Ces
lois forment un recueil connu sous le nom de
ttonskia-Prarda. Ce prince étendit ses relations
au dehors. Il maria ses filles avec les rois de Norwége, de Hongrie et de France. A sa mort, les Russes retombèrent dans la barbarie : des guerres civiles, des assassinais et des luttes avec les Polonais, couvrirent l'empire de sang cl de ruines En 1 2Î3, le pelil-fils de Gcngis Khan, Bâton, à la tète des Mongols, subjugua la Russio méridionale et lo duché de Wladimir. Les provinces de la Baltique touillèrent au pouvoir des chevaliers tculoniques, les Lithuaniens s'emparèrent du duché de Kiew, et la Suède établit sa domination sur la Finhtndc. Pendant près de deux cents ans, les Russes payèrent un tribut aux khans de la Horde d'Or, et c'est pendant celte période que Moscou devint la résidence des grands princes et la capitale do leur empire. Ce ne fut qu'à la Dn du quinzième siècle qu'hsan III affranchit les Russes de la domination qui pesaiL sur eux. C'est de lui que datent les commencements de la grandeur russe, lwan refoula les Mongols en Asie, et épousa une princesse de la famille des empereurs d'Orient. Ses généraux entreprirent la conquête de la Sibérie, conquête qui no fut achevée que sous le règne do 1-Y.hr I", l'un de ses successeurs et le dernier roi de l> race de Rurik. Michel Félérowitch,qui descendait de Rurik par les femmes, fonda la dynastie des fiomanous. Ce prince dut sacrifier à ses voisins une parlie de ses états pour pouvoir pacifier l'autro. Son fds, Alexis I", reprit à la Suède et à la Pologne les provinces que son père avait été obligé do céder et étendit ses conquêtes sur l'Ukraine et sur Azov. A la mort do Fédor IH, arrivée en 4682,1a princesse Sophie souleva le corps des strélilz et enleva l'autorité à sou frère
lwan, dont l'incapacité était notoire Mais Pierre Après ces événements, César, croyant |a cotf le Grand dépouilla à son tour sa sœur et H seul | quête des Qaujes achev ée, repassa en Italie..
maître de l'empire. Il parcourut l'Europe étudiant pariqut les arts et les sciences. Il ne rentra dans es plats quo pour en reculer les limites. Il fi^ ton* «es efforts pour civiliser les peuples soumis à soi* ceptre. Il lutta longtemps avec Charles XU, roi de. Suède etf après de grande revers, le vainquit eq 1709, à la bataille de Pultawa. Pierre I", dans, son testament traça à ses descendants un plan de conduite que 1(9 souverains russes ont tousadopté et qu'ils suivent encore aujourd'hui, Catherine I», sa femme, régna après lui et continua son œuvre | sos successeurs imitèrent, autant qu'ils purent, son exemple. Pierre 111, duc de Hostein-Gottorp, fût le fondateur de la dynastie régnante. Sa femme, C*t therino II, qui lui succéda en 1762, porta la pui*sance de la Russie à son apogée. Elle prit part aux trois partages, de la Pologne, 177i, 4793 et 4795, et conclut avec la Porte un traité qui donnait à la flotte russe le droit de naviguer librement dans la mer Noire et dans la mer de Marmara. Catherine recula les bornes de son empire du cèté du Caucase et s'empara de la Crimée. Elle accrut en outre sa renommée par les relations qu'elle entretenait avec les philosophes français. Paul l", fils de Pierre UI et de Catherine H, se déclara contre la France et envoya contre elle, aux débuts de la Révolution, une armée que Masséna mit en déroute à Zurich, le 26 août 4799. Alexandre Ier suivit la politique de son père, organisa contre Napoléon 1er le pacte de la Sain te- Alliance et replaça la Camille des Bourbons sur le Irène de France. A sa mort, arrivée en 4825, Nicolas Ier lui succéda. Il vainquit la Pologne soulevée , l'incorpora à la Russie et fit peser sur elle un joug de fer. En 4 853, Nicolas envoya à Constantinople le prince Meuts-i chikoff pour exiger que le sultan reconnût son maître comme protecteur des Grecs sujets de la Porte. Le sultan répondit par un refus et demanda à la France et à l'Angleterre des secours qui lui furent accordés. Les armées combinées de la France et de l'Angleterre, après plusieurs victoires, investirent Sébastopol. Celle forteresse, réputée jusqu'alors inexpugnable, tomba en leur pouvoir après un an de siège. La mort de Nicolas 1% survenue sur ces entrefaites* porta au trône Alexandre U, qui s'empressa de faire la paix. C'est ce prince qui règne encore aujourd'hui sur
les
Hauvion aine.
HISTOIRE DE FRANCE
Ml
los exécutions qu'il avait ordonnées soulevèrent l'indignation générale, cependant l'hiver, les Gaulois formèrent une vaste conjuration. Afin d'en assurer le succès et d'établir une plus grande solidarité entre eux, les chefe des différentes tribus rassemblèrent les étendards dans un lieu désert et jurèrent qu'ils no remettraient pas Cépée au fourreau avant d'avoir délivré la Gaule de la domination étrangère. Tous devaient se lever au signal donné et appeler leurs clients aux armes. Le signal partit du pays des Carnules, qui était alors considéré comme le point central de la Gaule, et où, comme nous l'avons dit dans une de nos leçons précédentes, les .druides tenaient leurs assemblées générales. La nouvelle du soulèvement fut immédiatement annoncée dans toutes les directions et bientôt connue de la Gaule entière ; car (1 faut dire ici que les Gaulois, bien avant que César n'eût passé les Alpes, savaient transmettre les nouvelles d'un pays à un autre en allumant, la nuit, sur les collines, de grands feux et criant à tue- t.'io. C'est par co moyen que la Gaule entière apprit le soulèvement d'une partie de ses enfants.
A peine le bruit de cette levée de boucliers futil parvenu aux habitants de Genabum (Orléans), qu'ils massacrèrent toute la garnison romaine et les marchands qui s'étaient établis dans leur ville.
Aussitôt que Vercingitorix, chef dos Arvernes, eut connaissance de ces faits, il appela ses concitoyens aux armes. Ceux-ci répondirent à 6on appel. Son lieutenant, Luctère, à la téte d'une armée gauloise, se jeta sur la Narbonnaise. Pendant ce temps, Vcrcingétorix déployait une activité fiévreuse pour organiser l'insurrection, et se transportait rapidement au nord afin d'entraîner dans le mouvement les tribus qui n'avaient pas encore pris les armes. Il perdit un temps précieux à faire entrer dans la confédération les Bituriges (Bourges), clients des Éduens. Ce retard permit aux lieutenants du proconsul d'informer celui-ci des événements qui se préparaient.
On était au cœur de l'hiver, mais ni la longueur de la route, ni la neige qui couvrait les chemins, ni les difficultés du voyage n'arrêtèrent le général romain. Il quitta l'Italie à la hâte, passa les Cévennes, et porta l'incendie et la mort dans le pays des Arvernes. Puis, franchissant de nouveau les Cévennes, il traversa le pays des Éduens (Bourgogne) sans se faire connaître. Ayant rassemblé le plus de troupes qu'il lui fut possible, il se dirigea sur Genabum, dont il fit le siège.
La ville ayant été enlevée d'assaut pendant la nuit, tous les habitants furent tués ou réduits en esclavage. César passa aussitôt la Loire et s'empara de Noviodunum (Neuvi-sur-Baranjon). Vercingétorix était arrivé trop tard pour sauver la
place. Voyant à quel ennemi il avait affaire, le marches forcées vers
général gaulois assembla les chefs des différentes tribus pour connaître leur avis. On résolut de se retirer devant l'armée romaine, en brûlant derrière soi toutes les villes et les villages que l'on rencontrerait. Dans l'espace de quelques jours, plus de vingt villes furent livrées aux flammes. Mais les Bituriges ne voulurent jamais consentir à brûler leur capitale Avaricum. A celte nouvelle, César se dirigea en toute hâte vers celle ville pour s'en rendre mailre. A cet effet, il construisit, en avant des murailles, une terrasse longue de cent mètres, haute de vingt et flanquée de tours. Les assiégés tentèrent plusieurs fois de détruire les travaux des assaillants. Dans l'une de ces attaques, un Gaulois s'était placé au-devant d'une porte et, do là, lançait sur une tour que les flammes avaient envahie des boules' de suif et de poix. Un javelot atteignit ce défenseur de la liberté. Un autre lui succéda el eut le même sort. Un troisième vint occuper ce poste périlleux et tomba à son tour, victime de son courage. Mais la place ne resta pas vide, et un quatrième défenseur ne craignit pas de succéder à ceux qui venaient de périr victimes de leur patriotisme. Le poste ne cessa pas un inslant d'élre occupé, bien que chaque combattant fût sûr d'y perdre la vie. Malgré les efforts d'une résistance énergique et désespérée, la ville fut prise et les Romains y mirent tout à feu el à sang. De quarante mille individus qui étaient dans la place, il n'y en eut que huit cents qui échappèrent au massacre.
César trouva dans Avaricum des provisions pour nourrir ses soldats le reste de l'hiver. Dès que le printemps fut venu, il envoya son lieutenant Labicnus avec qualro légions contre la confédération du Nord, dont l'armée était commandée par un vieillard, Camulogèno, auquel les années n'avaient enlevé ni sa vigueur ni son activité. César se dirigea sur le pays des Arvernes el tenta do s'emparer de Gergorie. Mais Vercingétorix couvrit la place et l'obligea à lever le siège et à reprendre le chemin du Nord. Celte retraite se fit avec une telle précipitation, elle ressembla tellement à une fuite, que les Éduens, auparavant alliés do César, croyant celui-ci perd» sans retour, massacrèrent tous les Romains qui étaient sur leur territoire et entrèrent dans la confédération. Le vieux Camulogèno avait établi son quartier général à Lulèce, ville des Parisii (Paris), qui était alors renfermée dans une lie de la Seine (Ile de la Cité}. Des marais impénétrables défendaient les approches de la ville du côté du sud. Aussi lorsque Labienus voulut attaquer Camulogène, il ne put pas s'en approcher. Il remonta le cours de la Seine jusqu'à Melodunum (Melun), passa le fleuve sur des barques, et, côtoyant sa rive droite, revint à Lulèce. A son approche.
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Camulogène brûla la ville, ainsi que les pools qui la reliaient aux deux rives, et se relira sur les collines qui bordent la Seine du côté du midi. Labienus allait être pris enlre deux armées ; car les Bcllovaques (Beauvais) s'armaient. Mais le lieutenant de César échappa à ce danger en passant la Seine à un endroit où Camulogène ne pouvait lui opposer qu'une faible partie de ses forces. Cependant Camulogène essaya de rejeter l'ennemi dans lo fleuve. Le combat fut sanglant, la mêlée terrible et le vieux chef gaulois y trouva une mort glorieuse. Cependant, • les marches et les contre-marches ayant affaibli les troupes de Labienus, celui-ci jugea à propos de rejoindre César qui campait alors dans le pays des Senons(Sens).
Ces événements furent suivis d'une assemblée générale des députés de la Gaule, assemblée qui confirma à Yercingétorix le commandement suprême de l'armée nationale. Il n'y eut que trois peuples qui ne se firent point représenter dans cette réunion, savoir : les Lingons (Langres), les Trévirs (Trêves) et les Rèmcs (Reims). Ils trahirent la cause de l'indépendance en fournissant à César la cavalerie qui lui manquait. César, ayant complété les cadres de son armée au moyen des troupes qu'il avait lirées de la Germanie, vint attaquer Yercingétorix non loin des bords de la Saône. Avant d'engager le combat, les cavaliers gaulois jurèrent de no jamais revoir ni leurs femmes, ni leurs enfants, s'ils uo traversaient pas trois fois au moins les lignes romaines. La victoire fut longtemps disputée, et César laissa çon épéo aux mains des Gaulois; peu s'en fallut mémo qu'il ne fût fait prisonnier. Mais ses légions remportèrent enfin et mirent l'armée gauloise en déroute. Elle vint se reformer derrière les murs d'Alesia. C'est la que nous la verrons défendre jusqu'au dernier soupir la liberté expiranle <fc la Gaule.
Hauvion ainé.
ARITHMÉTIQUE
division des nombres décuucx.
Dans la division des nombres décimaux, on dislingue deux cas :
i«r Cas. — Le diviseur n'a pas plus de chiffres dènmau.r que U dividende.
f'Ois. — Le diviseur a plus de chiffres décimaux que le dividende.
1" Cas. — Soit à diviser 6128,344 par 12,8. Si e quotient était connu, on multipliant ce quotient privé do la virgule par le diviseur également privé
de la virgule, d'après ce que l'on a vu dans la théorie de la multiplication des nombres décimaux, on obtiendrait le dividende privé de la virgule. Le dividende dont on a supprimé la virgule est donc un produit, dont le diviseur el le quotient privés do la virgule sont les facteurs. Par conséquent, en divisant le dividende sans la virgule, par lo diviseur également sans virgulo, on obtiendra le quotient, à la virgule près. Pour passer de ce quotient au véritable il suffira de séparer sur sa droite, par une virgule, un nombro de chiffres décimaux, tel qu'ajouté au nombro des chiffres décimaux du diviseur, on obtienno celui des chiffres décimaux du dividende. Ce nombre do chiffres décimaux à séparer sur la droite du quotient est donc égal à la différence entre le nombre des chiffres décimaux du dividende et celui des chiffres décimaux du diviseur. Ici, l'opération effectuée, il faudra séparer deux chiffres décimaux surladroite du quotient. Ce quotient sera: 478,77.
De là on conclut la pratique suivante :
Pour diviser l'un par l'autre deux nombres décimaux, supprimez la virgulo dans le dividende et dans le diviseur. Divisez l'un par l'autre les deux nombres entiers ainsi obtenus, et, sur la droite du quotient, séparez par une virgule autant de chiffres décimaux qu'il y a d 'unités dans le nombre exprimant la différence entre le nombre des chiffres décimaux du dividende et celui des chiffres décimaux du diviseur.
Exemple. — Soit à diviser 42,678 par 3,9.
En supprimant la virgule du dividende et celle du diviseur, ou a les deux nombres entiers 42678 et 39. On divise le premier par le second, d'après la règle donnée pour faire la division de deux nombres entiers. Le quotient est 1094. Comme il y a trois chiffres décimaux au div idende et un seul au diviseur, et que la différence entre 3 el 1 est égale à s, on sépare deux chiffres sur la droite de 1094, et l'on a pour quotient 40,94. .
2* Cas. — Dons ce cas, on écrit à la droite du dividende un nombre de zéros suffisant pour que le nombre des chiffres décimaux du diviseur ne surpasse pas celui des chiffres décimaux du dividende. Cela est toujours permis ; car, ainsi qu'on l'a déjà vu, on ne change pas la valeur d'un nombre décimal en écrivant des zéros à sa droite. Par cet artifice, le second cas se trouve ramené au premier, et il n'y a plus qu'à opérer comme précédemment.
Remarque. — Comme il est toujours permis d écrireàla droite du dividende autant de zéros que l'on veut sans en altérer la valeur, il en résulte que l'on pourra toujours avoir le quotient de la division de deux nombres décimaux l'un par l'autre avec autant de chiffres décimaux que l'on voudra. On verra par la suite que plus ce nombre de chif-