NUMÉRATION ECRITE DES NOMBRES ENTIERS
Pour écrire les nombres entiers on a fait trois conventions :
4° On est convenu de représenter 1rs neuf* premiers nomln-es par des caractères appelés chiffres.
Ces carclères sont :
Figure: • » I * » 6 7 • 9 t'aleur : un. deux, troit, quatre, cinq, tix, tept, huit, neuf,
i° On est convenu que tout chiffre, placé à la aauche d'un autre, vaudrait dix fois plus que s'il était à la place de cet autre.
3° On est convenu d'indiquer la des unités manquantes par un caractère appelé zéro et dont voici la forme : 0.
■-j \ Autrefois le zéro s'appelait la sifflante, et était représenté par un poinlj
Lors donc que l'on aura à écrire un nombre entier, on écrira le chiffre des plus hautes unités; puis le chiffre des unités de l'ordre immédiatement inférieur, et ainsi de suite, jusqu'aux unités simples. Si les unités d'un certain ordre viennent à manquer, on indique par un zéro la place où on les mettrait, si elles existaient.
Kclaircissons ceci par un exemple. Soit à écrire le nombre huit millions cent quatre-vingt-dix-sept mille vingt-neuf. On écrira d'abord le chiffre des plus hautes unités, qui est 8 ; à sa droite, le chiffre t des centaines de mille, qui sont les unités de l'ordre immédiatement inférieur ; à la droite du chiffre
< on mettra les neuf dixaines de mille, puisque les dixainesde mille sont les unités de l'ordre immédiatement inférieur aux ci nlaines de mille. Après le chiffre 9. \iendra le chiffre 7, représentant les sept mille. Ensuite, on devrait écrire les centaines; mais comme il n'y en a pas dans le nombre proposé, on écrit un zéro à la place où elles devraient être. A la droite de ce zéro, on placera le chiffre S des dixaines, attendu que les dixaines sont les» unités de l'ordre immédiatement inférieur aux centaines; enfin on écrira les neuf unités simples. On aura ainsi .
On s'y prendrait de la même manière pour écrire tout autre nombre entier.
Il résulte de la seconde convention qui a été faite pour écrire les nombres, que tout chiffre peut avoir deux valeurs : une taUur absolue, et une valeur relatice.
On appelle valeur absolue ou intrinsèque d'un chiffre, la valeur qu'il a par lui-même.
On appelle valeur relulire ou extrinsèque d'un chiffre, celle qu'il doit au rang qu'il occupe.
Dans le nombre 647, le chiffre fi, dont la valeur absolue n'est que de six unités, possède une valeur relative de 6 centaine*, parce qu'il occupe la place des unités du troisième ordre. De mfinw, le chiffre i, dont la valeur absolue n'est que. de quatre unités, a une valeur relative égale à quatre dizaines, attendu qu'il occupe la place des unilés du deuxième ordre. Quant au chiffre 7, sa valeur absolue et sa valeur relative se confondent, et valent toutes les deux 7 unités simples.