‹ L'encyclopédie des écoles, journal de l'enseignement primaire et professionnelChapitre 167 sur 270 · DO SANG · texte numérisé non relu

DO SANG

Le chyle, avant de devenir partie intégrante du corps des animaux, vient se mêler au liquide qui le rend assimilable. Ce liquide est désigné sous le nom dû liquide nourricier ou sang. Son aspect et sa compositon varient beaucoup chez les différents animaux. Chez lus animaux les moins parfaits et que l'on appelle pour celte raison animaux inférieurs, le sang est ou complètement incolore ou légèrement teinté de jaune, de \ert, de violet. Longtemps on a cru que ces êtres étaient privés de sang et on leur donnait, bien à tort, la qualification d'animaux exsangues. Des classes tout entières d'animau* ont le sang incolore ou à peine teinté ; tels sont, par exemple, les insectes. Lorsqu'on écrase des mouches, on pourrait être porté à croire qu'elles fout exception à la loi dont on vient de parle* ; car on voit sortir du corps de ces petits êtres un liquide- rouge que l'on prendrait pour du sang ; mais il n'en est rien : la couleur rouge que l'on obtient dans ce cas provient uniquement des yeux de la mouche. L«w animaux duui l'organisation est analogue à celle de l'ecrevisse, ^1u crabe, etc., et que l'on désigne sous le nom do crustcuès, sont ausni des animaux u sang blanc. Il en faut dire autant des mollusques qui comprenuenl, entre autres genres, les limaçons, les huîtres, les moules, etc. Si l'on descend encore plus bas dans l'échelle animale, on y rencontre les soopftyles ou animaux-plantes, qui présentent la même particularité.

Au contraire, le sang est d une belle couleur rouge yermeille chez tous les animaux supérieurs, c'eet-à-dirc chez les mammifères, les oiseaux, h*s reptiles et les poissons. 11 possède aussi celte même couleur chez certains animaux bien inférieurs aux précédents, chez ceux do la classe des vers, auxquels les naturalistes ont imposé le nom

Quand on examine le sang au microscope, on reconnaît qu'il est formé de deux parties distinctes : 4° d'un liquide transparent, un peu jaunâtre, présentant la consistance de l'eau et auquel on a donné le nom do sérum ; 2» d'une infinité de petits corps plus ou moins arrondis, variables dans leur forme et dans leurs dimensions, suivant les diverses classes d'animaux, cl que l'on appelle les globules du sang. Ils sont d'une couleur rouge intense et présentent deux parties, savoir : une partie cenlralo ou noyau, qui offre l'aspect d'une petite boule, et une partie périphérique ou enveloppe,

de consistance gélatineuse et très-élastique. Le noyau est blanc, ainsi qu'on peut facilement s'en assurer en additionnant quelques gouttes de sang d'un peu d'eau. Ce dernier liquide a la propriété de dissoudre l'enveloppe gélatineuse et de mettre, jar conséquent, à nu le noyau central. Quant à enveloppe, elle est d'une couleur rouge foncé, et c'est à elle que toute la masse du sang doit sa cooration. Chez tous les mammifères, c'est-à-dire chez tous les animaux dont les femelles allaitent leurs petits, les globules du sang sont circulaires. Il n'y a d'exception que pour les chameaux et les lamas dont les globules son elliptiques. Nous avons' représenté (fig. 9) les globules du sang de l'homme grossis à peu près quatre à cinq cents fois en diamètre. La figure 40 nous montre les globules du sang d'un oiseau. On voit quo leur forme est elliptique. U en est de même chez les reptiles et le» poissons dont les globules du sang ont été respectivement représentés (fig. 44 et 42).

Chez les oiseaux, les reptiles et les poissons, les globules du sang sont bombés au milieu et considérablement aplatis vers les bords. On pourrait les comparer pour la forme à uu noyau d'abricot. Us offrent une autre disposition chez les mammifères. Dans colle classe d'êtres, la plus élevée de toutes, les globules présentent une dépression centrale entourée d'un bourrelet qui fait saillie tout autour. Celle disposition, jointe à l'extrême petitesse des globules, empêche d'en bien voir l'intérieur, et do constater directement la présence d'un noyau central. Mais, quoique ce noyau n'ait jamais été aperçu, il n'est guère possible de douter de son existence, qu'une analogie bien naturelle nous porto à admettre. Dans les divers animaux, le volume des globules du sang ne varie guère moins que leur forme. Chez l'homme, ces corpuscules ont un diamètre qui n'excède pas la cent-vingtième partie d'un millimètre. Ce diamètre est encore moins fort chez lo chien, le mouton, le bœuf, etc. Mais c'est chez la chèvre qu'il atteint son dernier degré de petitesse, car il n'égale alors que la deux cent quarante-neuvième partie d'un millimètre. Dans la classe des oiseaux, les globules du sang possèdent des dimensions plus considérables. Leur petit axe a généralement un cent cinquantième do millimètre, tandis que le grand axe varie de un centième à un soixante-quinzième de millimètre. Si l'on descend aux reptiles, c'est dans celte classe que l'on rencontre les globuies du sang les plus gros. Ceux de la grenouille ont un quaranlocinquièmede millimètre sur un soixante-quinzième. U existe dans les lacs souterrains de la Carniole (Autriche) un petit animal moitié reptile, moitié poisson, pouvant inspirer à la fois l'air en nature et l'air dissous dans l'eau. On te désigne, vu cette oircoDStanee, sous le nom de protêt, C'est lui qui

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possède les globules du sang les plus gros, car leur diamètre attunt en langueur un dix-septième de millimètre.

Chez les poissons, le volume des globules est intermédiaire entre celui des oiseaux et celui des reptiles. Outre les globules dont nous venons de parler, il y en a encore d'autres dans le sang rouge. Ces derniers sont incolores et d'une forme sphérique. Us sont beaucoup moins nombreux quo les globule» rouge» et fort difficiles à apercevoir. Chez les animaux a sang blanc, il existe encore des globules, mais ife diffèrent tout à fait de ceux que l'on rencontre chez les animaux à sang rouge. Ils ue présentent ni partie centrale, ni enveloppe extérieure. Ils sont sphériques, et leur grosseur varie beaucoup chez un mémo animal. Leur surl'est pas lisse; elle offre un aspect framce qui pourrait porter à croire qu'elle est formée par un ensemble de petits grains ronds juxtaposés.

VARIÉTÉS

COURS KLÊMENT.VrRR D'ARCHÉOLOGIE NATIOJULS

Monnaies uni faces des Volks Tectosags et Arekomiks. — Outre les pièces que nous avons déjà décrites, les Celtes du versant do la Méditerranée possédaient une monnaie remarquable à tous égards. Par une singularité extraordinaire, elle était composée do pièces lisses et unies du côté convexe, et portant du côté concave l'empreinte d'une croix. Les numismates désignent ces médailles sous le nom d'uni/om, c'est-à-dire de pièces à une seule face. Nous avons représenté (Tig. 1 3), un de ces curieux échantillons do la monnaie gauloise. Chacun des bras de la croix ornant la face concave se termine par une espèce de fourche ou trident. Dans chacun dos quatre cantonnements limités par ces bras, on voit un croissant, image ou symbole de la lune. On sait que les Gaulois, amis du mystère et du merveilleux, célébraient pendant la. nuit les cérémonies les plus imposantes de leur culte. Il n'est pas étonnant dès lors que la lune n'ait été de leur part l'objet d'une vénération superstitieuse, et qu'ils n'en aient reproduit l'image avec profusion. Les unifaces des Volks pèsent de trois à quatre grammes. On peut se demander quelle en est l'origine. Pour celte monnaie, comme pour les autres, les Gaulois n'ont rien inventé; Ua n'ont fait qu'imiter ce qu'ils axaient vuafllejws. Pans une de tours

incursions en Italie, ils avaient séjourné quelque temps aux environs de la ville étrusque de Populonia. Or celte cité frappait justement des pièces d'or unifaces, ornées d'une croix du côté de leur concavité. Les Volks eurent bien vite connaissance de ce modèle et l'importèrent chez eux immédiate* ment. Aussi peut-on faire remonter leurs monnaies unifaces de l'an 190 à Tan 430 avant J.-C.

Mehlettb et Hauvion aîné.

ANNONCES

LIBRAIRIE D'AUGUSTE DURAND ■s sais, 7, a fa

OUVRAGES HISTORIQUES

De M. C. RAFFY, professeur D'msTornK

AN DRIEU, préparateur au baccalauréat. ] du discours latin et de la baccalauréat ôs lettre» pour l'épreuve écrite. *• édit, revue et corrigée 1899, in-8. S 50

BEAUSSIRC (D.), profomar. I.wtares philosophique» ou leçons de logique, extraite* des auteur* ùcm l'étude est prescrite par l'Université. 1807, gr, ut- 18.

BOUILLIER {Fr.), correspondant de l'Institut, doyen de la Faculté des lettres de Lyon. Analyses critfquesdes uuvra^es de i/hiloéophie compris dans, le programme du baccalauréat es lettres. * édition, 1*6*. In-iî.

BRUNET (V.), professeur. Devoirs de calcul mis en rapport avec les règles de l'arithmétique. 1836, In-ii.cart. » 80

— lavoir» de calcul (réponses et sahattons). 1886, ia-19. . » 30

— Devoirs sur l'orthographe absolue et sur l'orthographe relative, mis en rapport avec les règles de la grammaire. 2* édit. 1856, in-lï, cart. » 80

CASTELNAU (L.), prof, fondes pratiques sur les mathématique* appliquées. J» édition. 1856, in-8, cart.

Ouvrage contenant trois études : 1» sur la levé d'us plan ; 2* sur les nivellements nécessaires pour un projet de route; 3* plsn, élévation et coupe d'un bâtiment, avec doum planches, dont deui lavées, Intercalées dans le texte.

DESDEVISES OU DEZUtT, professeur d'histoire. Pro-

des": Histoire ancienne, — HisL du Hist. moderne. S* éd. 1860, gr. ln-18.

U DincUvr-Céraxt,

A. MEHLETTE.

19 avril 4863.

No 20

JOURNAL

DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ET DE L'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL

reiUf »00â U SUICT10I Bl

M. A. MERLETTE

Élève de i'École tonaale de YexsaHUï, ancien xtULra xopilkeur à ladite École, ancien directeur d'wia École prisait» eapérlaore

Bureau d'abonnement, à Paris, rue Saint-Jacques, 228, au fond de la cour

ITacmortMe tts teons prit: :cus les diicar.cnes; eh a ira o Le prix des stonnemetis ioft Stra ÇByé d'avance «a an

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SOMMAIRE

Grammaire français* : Sutl<8 du U première conjugalaon : tou pittive ; moyenne. — Kxtrdcf» fronçait . («rotation du comparatif el du superlatif dans le* adjectif*.— DicWe. d'orthographe ututtU .-La vallée de Temple.— Premier» exercice» d> */*■/>. •Xarraliuai; développement; imb*U>ir« tei-Jeuie; ver» à mellre cil prose; origine *dei firmes. — Coimolojie ou Géographie tuptrieurt ■ le» y»mpa». ,'rollèmet d'arithmétique : Problème* aur la divitauB dot nombres alliera. — Arithmétique .- Tlieoiio de* i|iulrv' opération* fondamentale» cur If» fraction». — frohtemet de géométrie- — Phytique : Hydiotlatlqoe ,'milcl ; vasee à réaction; va*e» cotnruuDMiuaiili. — Uittvirt naturelle : Zoologie; Botanique; dcacriplion de la Heur de la giroflée; fonction» du pistil cl éet ctamiuei. — Variété* : ArehéelOflU »aWoiiak>( coia «ai cheval belgue; coin du fui.

GRAMMAIRE FRANÇAISE

PnKSlÈKK CONJUGAISON. — INFINITIF EN Cf.

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