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EXPLICATION DK QUELQUES MOTS DE LA DICTÉE

Stade, mesure itinéraire employéo par les anciens Grecs. 11 y avait plusieurs sortes de stades. Le plus employé et le plus connu était lo stade olympique, long do 18S»»20.

Platane, un des arbres dont la culture est la plus ancienne. Ses feuilles sont très-larges et fournissent un ombrage épais. Le platane n'atteint presque jamais plus do 25 mètres de hauteur, mais il présente une épaisseur relativement plus considérable. Dans l'Orient, on emploie le bois de platane pour la charpente et la menuiserie. Il est susceptible de recevoir un beau poli ; aussi s'en sert-on pour fabriquer des meubles et des objets do luxe.

Frêne, grand et bel arbre dout le Lois souple et élastiquo peut recevoir un très-beau poli. Au

L'KNCYCLOPIÎDIE DES 1ÎCOLES

moyen (lu fer on lui fait prendre toutes les Forme» qu'exigent les nombreux usages auxquels l'emploient les charpentiers, les charrons, les ébénistes, les tourneurs, etc. Les infusions do feuilles do frêne sont ordonnées par quelques médecins contrn l'Uydropisie.

Olympe, montagne de In Grèce, située entre la Thessalie et la Macédoine et qui, d'après les anciens, était le séjour des dieux.

Hauvion jeune.

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Dons une école de la ville de*", à la suite d'un exercice qui avait exigé une très-grande attention de la part des élèves, le maître leur dit qu'il allait finir la classe par une lecture qui pourrait les intéresser. Ce sera néanmoins une histoire striais?, ajouta-l-il en souriant un peu. Puis il ouvrit un livre qu'il avait sur sa lablo, et commença à lire les pages suivante*

• Un étranger très-riche, nommé Suderlnnd, était banquier do la cour et naturalisé en Russie ; il jouissait auprès de l'impératrice Catherine II d'une assez grande faveur. Un matin on lui annonce que sa maison est entourée de gardes, et que le maître île police demande à lui parler.

» Cet officier, nommé Reliew, entre avec l'air consterné:

» — M. Suderland, dit-il, je me vois, avec un vrai ebagrin, chargé par ma gracieuse souveraine d'exécuter un ordre dont la sévérité m'effraye, m'afflige, et j'ignore par quelle faute ou par quel délit vous avez excité a ce point le ressentiment de Sa Majesté. — Moi! monsieur, répond le banquier, je l'ignore autant et plus que vous ; ma surprime surpasse la vôtre. Mais enlin quel est cet ordre? — Monsieur, répond l'officier, en vérin'' lo courage me manque pour vous !e faire connaître.

— Kt quoi ! aurais-jo perdu la confiance de l'impératrice ? — Si ce n'était que cela, vous ne me verriez pas si désolé. La confiance peut revenir; une place peut être rendue. — Eh bien ! s'agit-il de me rfnvoyer dans mon pays? — Ce serait une contrariété, mais avec vos richesses on est bien partout. — Oh! mon Dieu! s'écria Suderland tremblant, est-il question de m 'exiler en Sibérie ?

— Hélas! on en revient. — De me jeter en prison? — Si ce n'était que cela; on en sort. — Routé divine, voudrait-on me Limiter* — Ce supplice est affreux, mais il ne tue pas. — Eh quotf

dit le banquier en sanglotant, ma vie est-elle en |»éril? L'impératrice, si bonne, si clémente, qui mn parlait si doucement encore il y a doux jours,

elle voudrait mais je ne puis le croire. Au! do

grâce, achevez, la mort serait moins cruelle que cette attente insupportable.— Eh bien! mon cher, dit enfin l'officier de police avec une voix lamentable, ma gracieuse souveraine m'a donné, l'ordre de vous faire empailler. — Empailler ! s'écrie Suderland en regardant fixement son interlocuteur; mais vous avez perdu la raison, ou l'impératrice n'aurait pas conservé la sienne; enfin vous n'auriez pas reçu un pareil ordre sans en fairo sentir la barbarie et l'extravagance. — Hélas! mon pauvre ami , j'ai fait ce qu'ordinairement nous n'osons jamais tenter ; j'ai marqué ma surprise, ma douleur; j'allais hasarder d'humbles remontrantes ; mais mon auguste souveraine, d'un ton irrité, on me reprochant mon hésitation, m'a recommandé de sortir et d'exécuter sur-le-champ l'ordre qu'elle m'avait donné, en ajoutant ces paroles qtq retentissent encore à mon oreille : « AHez, et n'oubliez pas que votre devoir est do vous acquitter sans murmure des commissions dont je daigne vous charger. »

» Il serait impossible de peindre l'élonnoment, la colère, le tremblement, le désespoir du pauvre banquier. Après avoir laissé quelque temps un libre cours à l'explosion de sa douleur, le maître de police lui dit qu'il lui donne un quart dïteupe pour mettre ordre h ses affaires.

» Alors Suderland le prie, le conjure, le presso longtemps en vain de lui laisser écrire un billet ù l'impératrice pour implorer sa pitié. Le magistrat, vaincu par ses supplications, cède, en tremblant, à ses prières, se charge de son billet, sort, et, n'osant aller au palais, se rend précipitamment chez le comte de Bruce, gouverneur de Saint- Pétersbourg. Celui-ci croit que le maître de police est devenu fou ; ii lui dit de le suivre, de l'attendre dans le palnw, et court, s,\ns turfl *r, die/, l'impératiice Introduit chez celte princesse, il lui expose le fait. Catherine, en entendant cet étrange récit: « Jtist» ciel! quelle horreur! En vérité, Reliew a perdu la lèlc. Comte, parlez, courez et ordonnez à cet insensé d'aller tout. ék> smlu délivrer mon pauvre banquier de ses foUcs terreur* et de le mettre en liberté, d

» Le comte sort, exécute l'ordre, revient et trouve avec surprise Catherine rimil aux Mute- » Je vois à présent, dit-elle, la c.iuse d'une ne duc aussi burle-que qu'inconcevable: j'avais depuis quelques années un jo)i chien que j'aimais beaucoup, et je lui avais dv>uué le non; de SiuU rliuul, parce «pie c'était celui d ue Anglais* qui m'en avait fait préroel. Ce chien vient de mourir ; j'ai ordonné à Reliew rfe !c faire empailler; et, comme illiési-

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