FORME DITE RÉGULIÈRE
Mode présent indicatif. moi. le sco, je mollis.
MOLLESCIS, lll mollis.
mollest.it, il mollit.
MOLLBsciMis, motlissomes, et enfin nous mollissons.
mollescitis, mollUsets et enfui vous mollissez. mollescunt, ils mollissent.
Imparfait.
mollescebam, mollissive, mollisseie, mollissoie, mollissoi, mollissais et enfin je mollissais.
mollescebas, mollissices, mollisseies, mollissoies mollissois, et enfin lu mollissais.
mollescebat, moltissivet, mollisscit, mollissoit, et enfin il mollissait.
mollescebam us, mollissiomes et enfin nous mollissions.
MOLLESi.EDATis, mollissiets, et enfin vous mollissiez.
mollescebant, mollissirent, molluseicnt , mollissaient et enfin ils tnoltissaient.
Passé défini.
Il provient de la forme laline ordinaire. moluvi ou mollii, molli, et enfin je mollis.
MOLLIVISTI OU M0LLIIST1, tu mollis.
MOLI.IVIT OU MOLLIIT, il mollit.
MoLi.iviiiirs ou MOLLiiMcs, mollismes, et enfin nous mollîmes.
mollivistis ou molliistis, mollisles, et enfin vous mollîtes.
MOLLivi RitNT ou MOLLiBKi'NT, ils mollirent.
Futur.
Lefulur est formé de l'infinitif mollir, auquel on a ajouté les différentes personnes du présent de 'indicatif du verbe aroir. Celte addition s'est faite ans autre changement que la suppression de an ans deux premières personnes du pluriel. On a eu de la sorte: je mollirai, In molliras, il mollira, nrius mollirons, vous mollirez, ils molliront. On oit que le fatur de la seconde conjugaison se forme absolument comme celui de la première, et en sera de même pour les conjugaisons que nous avons encore à étudier.
Meblette.
EXERCICES FRANÇAIS
DEVOIR SIÎR LA FORMATION OU COMPARATIF ET DU SUPERLATIF DANS LES ADJECTIFS. (CORRIGE.)
La vertu est plus précieuse que l'or —Un menteur est pire qu'un voleur. —Ces jeunes personnes étaient aussi belles que sages. — Cet artiste a employé des moyens auxsi ingénieux que simples pour parvenir à ses fins. — Appliquons-nous à devenir meilleurs que nous ne sommes.— La mort est moins funeste (pie la honle. — Le nombre des espèces d'animaux est plus grand que celui des espèces de plantes.— La chair du renard est moins mauvaise que celle du loup.— Quelle substance exhale un 1 odeur plus suave que celle de la vanille? — Les plantes des pays tempérés sont moins aromatiques quecollesdespayscbauds.— Il est probable que l'orfraie n'a pas la vue aussi nette ni aussi perçante que l'aigle. — Il n'ost pire eau quo l'eau qui dort. —Les sauvages de l'Amérique du Nord ne sont pas aussi méchants que l'on s'est plu quelquefois à le dire.— Je préférerais à une couverture de chaume, non la triste ardoise, mais la tuile, parce qu'elle a l'air plus propre et plus gaie que lo chaume. — Cet écolier est moins paresseux que son voisin ; aussi esl-il plus instruit que lui. — Les vrais honnêtes gens sont plus rares qu'on ne pense. — Le chant du ross ignol est plus mélodieux que celui des autres oiseaux.
Gloire au Tris-Haut. - La raison du plut fort
{L'ENCYCLOPÉDIE DES 1ÎCOLES
est toujours la meilleure. — let meilleurs sujets ne réussissent pas toujours. — Ln colère est à la fois le ]Atts aveugle, le plu* violent et le jtlus vil des conseillers - On peut avoir l'esprit très-juste, trèsraisonnable, et très- faible en même temps. — La guerre la plus heureuse est le plus grand fléau des peuples.— Cillas c^lail un sape confident, conseiller très-sensé d'un roi très-imprudr-nt. — On ne doit pas faire le plus petit mal pour faire réussir le plus grand bien.— Les hommes les plus sages commettent parfois des fautes. — Préférons te plut vertueux au plus savant des hommes. — Le vers le mieux rempli, la plus noble pensée, ne peut plaire à l'esprit quand l'oreille est blessée. -Les instants let plus agréables sont ceux qu'on passe avec de véritables amis.— Celte façon de parler est tombée en désuétude, quoiqu'elle soit très-expressive. — Les enfants très- appliqués sont estimés de tout le monde. — L'Amérique est la plus vtste des cinq parties du monde — L'orgueil est le plus dangereux ennemi que nous ayons à combattre. — Quelle est la vie la plus brillante où l'on ne trouve des taches? -En France on a vu le règne le plus long et /<• p/w glorieux finir par des revers et par des disgrâces.— Si les hommes se donnaient des maîtres, ce ne seraient ni les plus noMet, ni les plut vaillants qu'ils choisiraient ; co seraient les plus tendres, les plus humains, des maîtres qui fussent on même temps leurs pères. — Ladouleui la plus légère déconcerte toute la félicité des grands.
ILu'yion jeune.
8" Quand vous serez de retour de votre pajs, r tus m'en donnerez des nouvelles.
9° Qui sert bien son pays n'a pas besoin d'aïeux. 40o Le premier qui fut roi fut un soldai heu-
fndi<7«i«r pour chaque pronom écrit en italique Vespèct à laquelle il appartient, le genre et le nombre auxquels il te trouve ainsi que le rôle qu'il joue dont la phrase.
40 J'ai perdu ma journée, disait Titug, quand il avait passé un seul jour sans faire du bien.
20 La personne à laquelle nous nout sommes adressés nous a donné tous les renseignements que noit* lui avons demandés.
30 Toutes les dignités que tu mat demandées, je te let ai sans peine et sur l'heure accordées.
4o Les hypocrites et les flatteurs ne sont jamais ceux dont se plaignent les personnes qui aiment à
être trompées.
50 L'auteur dont vous m'avez parlé vivait au milieu du dernier siècle. // « était attiré l'estime de tous ses contemporains.
6» Laissez-moi m'occuper de mes affaires et mèlez-coM* des vôtres.
70 Les soldats que nous avons vus combattre dans la dernière guerre ont montré un courage au-dessus de tout éloge. En vain l'ennemi essaya de Ut entamer, jamais il n'y put réussir.
roux.
H» Les monuments que nous avons visités pendant notre dernier voyage se. recommandaient V eux-mêmes à l'attention des voyageurs.
12* Que d'auteurs dramatiques se sont flattés d'avoir surpassé Molière et Regnard!
43° Les savants auxquels nous nous sommes ;i dressés n'ont pas pu noia donner la solution des difficultés qui nous avaient embarrasses.
4 i* Votre sœur et la mienne, qui «'étaient donné rendez-vous au Palais-Royal, n'ont pas pu se rencontrer.
45' Qui oserait nier que les découvertes les plus importantes n'aient été dues au hasard?
16* l es érudits qui pullulent en Allemagne s» s nt adonnés avec beaucoup de succès à l'élude de l.i philologie. C'est à eux que nous devons tout ce que nous savons de plus positff relativement à l'origine de notre langue maternelle.
'n* Aimez-ton» la muscade? on en a mis parlât.
18* Je regrette toujours le pays qui m'a donné le jour. Quand ; y pense, je ne saurais trop regretter de /'avoir abandonné pour jamais.
4 9° C'est en vain que ces auteurs se sont efforcés de mohj vanter les mérites de leur œuvre; nous ne les avons pas crus dans leurs assertions.
20* Les personnes qui se sont promenées aujourd'hui dans le parc ont été émerveillées des progrès vu'a faits la végétation depuis quelques jours.
21° Heureuses les entrailles qui vous ont porté et les mamelles qui vous ont allaité t
«2° Les tempêtes que nous avons essuyées nous ,.nt fait regretter d'agir quitté la terre ferme pour nous livrer aux hasards des flots.
23« Les insectes que nous avons vus picorer au sein des fleurs, te sont rassassiés du nectar qu'elles distillent.
24* Avcz-rou* vu les exemplaires qui ont été tirés de ce chef-d'œuvre typographique? Ils ont excité l'admiration de tous les connaisseurs.
25* Lorsque quelqu'un voudra reconnaître si la nature lui a donné le génie, qu't/ lise avec attention les ouvrages g-i'une admiration uimerselle et >outenue a reconnus pour appartenir au génie; qu'if contemple dans les arts les monuments g»Tun consentement général a rapportés à ce même génie, at qu'il apporte à celle étude et à celte contemplation les connaissances préliminaires nécessaires.
IIauvio.n jeune.
DICTÉE D'ORTnOGRAPHE CSUELLE
I moindres changements, et à
LE COIIDEXU
nous les annoncer par certains cris et certaines actions qui sont en lui l'effet naturel de ces changements.
(Bupfon).
Cet oiseau a été fameux dans tous le* temps, mais sa réputation est encore plus mauvaise qu'elle n'«st étendue, peul-ôlre par cela même qu'il a éié confondu avec d'autres oiseaux, et qu'on lui a imputé tout ce qu'il y avait de mauvais dans plu sieurs espèces. On l'a toujours regardé comme L dernier des oiseaux de proie, et comme l'un des plus lâches et des plus dégoûtants. Les voirie infectes, les charognes pourries sont, dit-on, le fond de sa nourriture; s'il s'assouvit d'une chsdr vivante, c'est do celle des animaux faibles ou utiles comme agneaux, levrauts, etc. On prétend même qu'il attaque quelquefois les grands animaux avec avantage, et que, suppléant à la force qui lui manque par la ruse et l'agilité, il se cramponne sur le dos des buffles, les ronge tout vifs et en détail, après leur avoir crevé les yeux ; et ce qui rendrait celle férocité plus odieuse, c'est qu'elle serait en lui-même l'effet, non de la nécessité, mais «l'un appétit de préférence pour la chair et le san^ ; d'autant qu'il peut vivre de tous les fruits, de toutes les graines, de tous les insectes, et mén e des poissons morts, et qu'aucun autre animal ne mérite mieux la dénomination d'omnicore.
Si aux traits sous lesquels nous venons de repré.senler le corbeau, on ajoute encore son plumago lugubre, son cri plus lugubre encore, quoique très-faible à proportion de sa grosseur, son poil ignoble, son regard farouche, tout son corps exhalant l'infection , on ne sera pas surpris que, dans' presque tous les temps, il ail été regardé comme un objet de dégoût et d'hor reur ; fa chair était interdite aux Juifs; les sauvages n'en mangent jamais, et, parmi nous, le.plus misérables n'en mangent qu'avec répugnance et après avoir enlevé la peau qui oA très-coriace ; partout on le met au nombre des oiseaux sinistre •pii n'ont le pressentiment de l'avenir que pour annoncer des malheurs. De graves historiens ont été jusqu'à publier la relation de batailles rangéeentre des aimées de corbeaux et d'antres oiseaux de proie, cl à donner ces combat- comme un présage des guerres cruelles qui se sont alluméedans la suite eulre les nations. Combien de gen> encore aujouru'hui frémissent et s'inquiètent an bruit do son croassement I Toute sa science d< l'avenir se borne cependant, ainsi que celle deautres habitants do l'air, à connaître mieux qui nous l'élément qu'il habite, à être plus susceptible de ses moindres impressions, à pressentir ses
PREMIERS EXERCICES DE STYLE
VERS A METTRE EN PROSE
Origine des fleuves.
(courue*.)
La mer, échauffée par les rayons du soleil, voit se former à ses dépens une mer nouvelle qui, sortie de son sein, s'élève dans les airs et envelogpe l'Océan.
Ces nuages légers et bienfaisants, amoncelés audessus de nos tètes, sont dispersés au loin par les vents créés pour cet u*age. Tantôt se résolvant en pluie, ils procurent à nos campagnes une bienfaisante rosée ; tantôt ils retombent en neige et prêtent à nos montagnes une blancheur éblouissante. Ces sommets élevés, que couronnent des frimas éternels, servent de réservoirs aux trésors que la Providence nous destine. C'est là que goutte à goutte se rassemblent les flots de l'Océan, et que, réunissant leurs furces, ils parviennent à s'ouvrir une route. Ils se répandent avec lenteur jusqu'à la base des montagnes, cl descendent à leurs pieds en s'infiltrant à travers des rigoles souterraines. Ils en sortent bientôt, incertains dans leur course; ce ne sont alors que de faibles ruisseaux, mais qui ne tardent pas à se changer en fleuves rapides et majestueux. Indolent Ferrarais, le Pô, abandonnant les racines (Ips monts qu'Annibal parvint à franchir, t'apporte les richesses qu'il roule dans son sein. Le Rhône, enfanté par cette longue chaîne, suit vers nous le torrent qui l'emporte, tandis que son frère, sorti de la même Source, subit un sort ditlérent, et \a se soumettre à des lois étrangères. Lorsque enfin tous deux ont terminé leurs courses vagabondes, leur antique et commun séjour leur redemande les eaux qu'ils lui ont empruntées. Ils les versent dans l'Océan, d'où le soleil les fait sortir une seconde fois. Les vents nous les ramènent et les déversent sur les monts el dans les campagnes.
Telle est l'harmonie qui règne constamment dans l'univers. La discorde est bannie de cet heureux empire. Tout conspire pour notre bonheur: les montagnes, l'Océan, le soleil et les fiers tyrans qui régnent dans les airs. Puisse le même accord exister enfin parmi les hommes I
Hauvion jeune.
Viflux français à rajeunir.
DE LHEBBE NOMMÉE PANTAGRIELION.
Lherbe Pantagruelion ha racine petite , durette, rondelette, finante en poincle obtuse, blanche, a pou de filamens, et ne est profunde en terre plu* dune coubdee. De la racine procède ung tige, unicque, rond, ferulacé, verd on dehors, blanchissant on dedans, concaue, comme le tige de smyrnium, olus *trum, febues, et gentiane : ligneux, droicl, friable, crcnelô" quoique peu en forme de columne legicremenl striée, plain de fibres, esquelles consiste toute la dignité de lherbe, mesmement en la partie dicte mesa, comme moyenne, et celle qui est dicte mylasea. La ha .Iteur dycelluy communément est de cinq a six piedz.
Aulcunesfois, excède la haulteur dune lance. Scauoir est quand il rencontre terrouer doulx, ul.gineux, legicr, humide sans froidure • comme est Olone, et celluy de Rosea près Preneste en Sabinie ; et que pluye ne luy default enuirou les ferirs des pescheurs et solstice estiual. El surpasse la baulteur des arbres, comme vous dictes dendromalache, par l'aulhorilé de Theopliraste ; quuy que herbe soyl par chascun an depei issant ; non arbre en racine, tronc, caudice, et rameaulx perdurante El (lu Lige sortent groz et forlz rnmcauh. Les feuilles lia longues troys Toys plus que larges, verdes tousiours, aspreltes comme lorcanetle, duretles, incisées autour comme une faulcille, et comme la Ix-toine ; finissantes en poinctes de larice Macedonicque, et comme une lancette dont usent les chirurgiens. La ligure dj celles peu est différente dos fueilles de fre>ne et aigremoîne ; et tant semblable à cupaloire que plusieurs herbiers, layant dicte domesiicque, on clict cupaloire eslre Pantagruelion sauluaiginé. Et sont par ranci en equale distance esparses autour du lige en rotondité, par membre en chascun ordre ou de cinq ou de sept. Tant la cheryc nature quelle la douce, en ses fueilles, de ces deux numbres impars, tant diuins et mystérieux. Lodeur dycellcs est fort, et peu plaisant aux nez délicats.
(Rabelais.)
EXPLICATION DE QUELQUES MOTS
L'herbe Pantagruelion n'est autre chose que le chanvre.
Durette, diminutif de dur , duretle signifie assez dure.
Coubdee pour coudée. Mesure autrefois en usage chez les Grecs et les Romains. La coudée grecque équivalait à Om.463, et la coudée romaine à 0 °>. 444.
Tige, ce mol est ici du masculin.
Ferulacée, c'est-à-dire semblable à la plante ap pelée férule.
Concaue pour concave.
Smyrnium, nom latin du genre maceron.
Olu» atrum, ces deux mots latins signifient lè ■ gume noir.
Dignité, c'est-à-dire utilité.
ilylatea, c'est très-probablement du liber que Rabelais entend parler ici.
Sabinie , ancienne province de l'Italie centrale.
Férié, jour de féle.
Dendromalatke. Ce mot est formé de dendron (arbre) cl de malacbia (mollesse), ce qui veut dire que la plante, sans quitter sa souplesse, acquiert la hauteur d'un arbre, ce qui est une exagération.
Théophraste. philosophe grec renommé, né à Êrèsc, dans l'ile de Lcsbos, en 371 av. J.-C. La plupart de ses ouvrages traitent de l'histoire naturelle et de la physique.
Caudice, decauder, lige, fût d'un arbre.
Perdurante, c'est-à-dire persistante.
Asprett's, un peu rudes.
Oi canette, nom vulgaire du grémil tinctorial.
lietoine, plante de la famille des labiées.
Larite, larege ; larir, sor te d'arbre que les anciens regardaient comiuo incombustible, el dont le bois osl tiès-lourd.
Aigremoiue, plante do la famille des rosacées.
Kupatoire, plante de la famille des composées.
Sauluaiginé, devenu sauvage.
Hauvion jeune.
GÉOGRAPHIE ÉLÉMENTAIRE